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Trésors de l'Orient - Le monastère copte d'Anafora.

News - 02/02/2021

Des centaines de kilomètres désertiques séparent le Caire et Alexandrie. Le long de la route reliant ces deux grandes mégalopoles, un havre de paix verdoyant se cache derrière des murs faits de pierres et de terre : « Anafora ».

Lieu de retraite, de spiritualité et de don de soi, Anafora est construit dans les années 90 sous l’impulsion de Monseigneur Thomas, un évêque copte orthodoxe.

sos chretiens orient egypte anafora jerome cochet chef de missionEn quelques années, 100 hectares désertiques se transforment en un lieu propice au travail et à la prière où les Hommes se reconnectent à l'essentiel : Ora et Labora.

Dans cet espace tendant vers l’autosuffisance, retraitants et volontaires peuvent apporter leur pierre à l’édifice. 

On s’y lève aux aurores, à 5h45, et les journées commencent inévitablement par une messe copte. Malgré la barrière de la langue, la beauté des chants en arabe mêlées aux odeurs d’encens sont propices au recueillement et à la contemplation. S’en suit un petit déjeuner copieux pour affronter une longue journée de travail. Sur la table, un amoncellement de fruits frais aux effluves délicieuses. Myriam, toujours rayonnante de joie, rassemble les volontaires afin de leur préciser les différentes tâches à accomplir pendant la journée.

Ici, point d’obligations et de contraintes. Les retraitants, venus du monde entier, aident de bon cœur, en fonction de ce leurs compétences. A Anafora, ils goûtent à cette atmosphère si particulière, contrastant avec nos vies individualistes et matérialistes. 

Les volontaires enchaînent les heures de travail au rythme des travaux agricoles, de la confection d’objets artisanaux et de temps de prières et de méditation. Il confectionnent des tapis à l’aide de métiers à tisser, une tâche particulièrement fastidieuse qu'ils effectuent dans une ambiance enjouée. Ils labourent également des champs d’aubergines et de goyaves sous un soleil de plomb. La terre sèche est si dur que les coups de bèches semblent vains mais à force d’abnégation, ils en viennent à bout. 

Le travail de la terre est central à Anafora. Une petite ferme accueille des cochons, des ânes, des vaches et des canards. Un projet de permaculture est également en cours de réalisation. De même, les fruits que nous y mangeons sont récoltés sur tous des arbres fruitiers du domaine. 

Ainsi, loin de l’effervescence Cairote, la quiétude, la richesse des rencontres et le ressourcement spirituel font d’Anafora un lieu hors du temps.

Faisant désormais partis de cette communauté œcuménique, nous renouons les liens avec les chrétiens d’Orient !