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Des maraudes du coeur pour les pauvres d'Egypte.

News - 17/08/2020

En Égypte, un colis alimentaire coûte 5 euros. Un montant relativement faible au regard de la joie procurée par ces quelques denrées vitales. De France, participez à ces maraudes du coeur, faites un don.

 

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Cette femme doit avoir une quarantaine d’année. Allongée par terre, avec ses deux enfants, elle peine à se relever... écrasée par la chaleur de la journée (plus de 40 degrés) et ayant peu dormi, elle occupe ce bout de trottoir à l'ombre d'un pont. Les bruits des voitures, les klaxons et la pollution sont omniprésents mais notre voiture qui s'arrête l'interpelle. Elle a peur de la police, d'ouvriers venus la déloger, ou, simplement d'hommes qui pourraient kidnapper ses enfants. Mais très vite, elle lève ses yeux et son visage s’illumine. Elle connait ce t-shirt avec un coeur rouge ! C'est SOS, les jeunes Français et leurs amis égyptiens... Elle les a déjà vus plusieurs fois depuis cet hiver. En effet, hiver comme été et cela depuis plus de 8 mois, les volontaires se relaient une fois par semaine afin de distribuer plus de 100 repas aux plus humbles, à ceux qui n'ont pas de chez soi. Elle se redresse et affiche un grand sourire, comme ses enfants qui ont droit à un jus de fruit. Il est 22h30, les maraudes ont bien commencé et la température affiche encore 34 degrés. « Au moins un jour durant lequel je ne me demande pas si mes enfants et moi allons trouver à manger ou pas, » confie-t-elle les yeux plissés par un mélange d’émotion et de soulagement. Et pour cause, un volontaire vient de lui déposer trois sacs de nourriture.

Avec la crise du Covid-19, la distribution de colis alimentaire a augmenté, passant de 50 à 100 repas distribués par semaine... Le nombre de sans domicile fixe ou de mendiants a explosé. Sans touristes et sans appuis financiers, des dizaines de millions d'Egyptiens sans revenus fixes se retrouvent dépourvus de ressources. Les chiffonniers chrétiens, les gardiens d'immeuble et les femmes de ménages se retrouvent au chômage et se tournent désormais vers les églises et l'association française présente au Caire et dans ses bidonvilles.

Ces maraudes sont éprouvantes, non pas à cause de la chaleur écrasante mais parce que les volontaires vont à la rencontre d'êtres humains réduits à un état de misère matérielle autant que morale, jetés dans les caniveaux. Ceux qui sont passés par les bidonvilles d'Ezbet El Nakhl et du 15 mai ont vu l'extrême misère, mais au moins leurs habitants avaient un toit sur leur tête... Peu importe leur vie passée d’ouvrier en bâtiment, d’épicier ou encore de femme de ménage, aujourd’hui ils sont délaissés, exclus par la société. Ils sont vus comme des parias, pire des gens porteurs de toutes les maladies y compris du Covid-19. Mais si l’indifférence et le rejet tuent, un sourire fait revivre et c’est cet espoir que tentent d’apporter les volontaires égyptiens et français.

Une volontaire témoigne : « Une fois, je suis sorti de la voiture en courant pour donner le colis alimentaire à un homme qui dormait sous un pont. Il avait la jambe amputée et la tête bandée.  Il était très sale. Sa petitesse m’a inspiré beaucoup d'amour et a éveillé en moi le désir de faire plus. Je ne me suis pas demandée s’il était chrétien ou ce qu’il avait fait pour se retrouver ici cette nuit précise, cela ne m’importait pas. Je ne voyais que son âme. Je me suis rapproché de lui et je lui ai dit en arabe : ‘’Prend, c'est pour toi’’. Il m'a souri et m’a adressé un regard tendre, il ne m'a pas dit merci mais que ‘’Dieu te bénisse’’ ! »

Il est minuit, la température a à peine baissé : 31 degrés. Les équipes rentrent, le sourire aux lèvres, heureux d’avoir transmis de la joie et d'avoir apporté un repas aux plus humbles d'entre nous.

En Égypte, un colis alimentaire coûte 5 euros. Un montant relativement faible au regard de la joie procurée par ces quelques denrées vitales. De France, participez à ces maraudes du coeur, faites un don.

 

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