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Carême 2020 : 40 jours d’action 40 jours d’action immédiate. L’Orient : la résurrection.

FR - 28/02/2020

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L’Orient émerge lentement des ruines de la guerre, mais le plus dur reste à faire : reconstruire et retrouver une vie normale après des années de conflit ! Si des milliards de dollars ont déjà été injectés au Proche-Orient pour reconstruire églises, écoles, maisons et boutiques, il en manque encore des millions pour rendre aux familles ce qu’elles ont perdu.

Ils sont jeunes, plein d’avenir ou bien plus âgés, marqués par la guerre et la maladie ? Et au fond qu’importe. Ils sont tout simplement chrétiens d’Orient. Ils vivent dans les tentes de l’UNO des camps de déplacés irakiens, dans des appartements sommaires en Jordanie, dans une pièce de tôle en Egypte, enchaînés entre quatre murs au Pakistan.

Au milieu de toutes ces différences, un point commun. Ils ont peu mais ils donnent tout. Ils ne mangent pas à leur faim mais ils partagent leur maigre réserve. Ils sont seuls et désœuvrés mais ils se penchent sur les problèmes de leur prochain.

Ce qui ne les a pas tués les a rendus plus fort. Ils sont ressortis vainqueurs de cette guerre dont ils n’étaient que les spectateurs ou les victimes. Et si, dans l'imaginaire des Occidentaux, tout est finit en Orient, en réalité tout commence pour les Orientaux.

Pendant 40 jours, rendons leur justice ! Ils n’ont abandonné ni face à des barbares sanguinaires, ni face à des discriminations incessantes.

Et vous, les abandonnerez-vous maintenant que, pour eux, tout commence ?

Dans une vie, 40 jours c’est très peu mais pour eux, c’est une vie. Reconstruisez la leur!

***

Votre aide n’est pas irremplaçable, elle est indispensable ! Les désastres sont imprévisibles, l’aide apportée ne devrait pas l’être. Ils ont besoin de ressources dans la durée. Vous pouvez y contribuer réellement, efficacement, à votre niveau.

Tout au long du Carême, SOS Chrétiens d’Orient vous propose de participer au financement de 4 projets.

Parcourez-les, choisissez celui qui vous touche le plus et soutenez l’effort des volontaires. 4 pays, 4 projets, 40 jours pour les concrétiser !

Par un simple don, vous ferez le bonheur d’une communauté chrétienne et contribuerez à rebâtir son avenir dans le berceau de notre foi.


1) Irak : Bâtissez une cathédrale

sos chretiens orient careme 2020 irak reconstruction cathedrale aqraNichée dans les montagnes escarpées du Kurdistan irakien, la cathédrale chaldéenne de l’Immaculée surplombe la ville d’Aqra depuis le 19° siècle. De la vallée, le son de la cloche appelle à la prière. Une ascension courte mais intense commence pour Yousif. Son Père n’a pas besoin de le tirer par la main pour lui faire grimper les escaliers. Aujourd’hui, c’est dimanche ! Les familles irakiennes montent par centaine en procession vers leur cathédrale. Ils ne le savent pas encore mais dans quelques jours, ils ne fouleront plus le sol de cet édifice sacré !

Dans les années 80, la révolte kurde fait fuir les chrétiens. La cathédrale laissée à l’abandon est pillée et détériorée. Depuis, la cloche ne sonne plus et les portes sont closes. A quoi peut bien servir cet édifice de toute façon maintenant qu’il ne reste qu’une poignée de chrétien aux alentours ?

« Montrer au monde entier que nous sommes là, que nous sommes chrétiens et voulons rester sur notre terre au nord de la Mésopotamie ! » Après avoir sauvé des centaines de manuscrits multiséculaires des mains des djihadistes, Monseigneur Najeeb, archevêque chaldéen de Mossoul et d’Aqra, relèvera la Cathédrale de l’Immaculée. Il en est persuadé, les chrétiens reviendront, chanteront, danseront et prieront ensemble !

Pour se faire, il a besoin de votre aide ! Répondrez-vous à son appel ?

De l’étanchéité du toit, à l’achat d’équipements pour célébrer les messes, en passant par le nettoyage des pierres et la reconstruction des autels, ce projet coûte à l’association 15 000 €.

Devenez un nouveau pilier de la cathédrale orientale Mariam al-Adra !


 

2) Syrie : Agissez pour la reconstruction

« Depuis une heure, nous arpentons le vieux centre de la ville d’Alep. Tant de beautés. Tant d’histoires... Tant de destructions.

Les rues escarpées sont magnifiques et terribles. Elles laissent de temps à autre entrapercevoir un paradis insoupçonné dans le dédale de ruines. L’espace d’un instant, je vois un chat errant à la recherche d’un repas, sur un immense amas de pierres. La seconde qui suit, mon regard se pose sur l’intérieur d’un immeuble béant dont on voit pendre les restes de l’escalier principal. En haut de cet escalier, pas d’étage... D’ailleurs, il n’y en n’a pas en dessous non plus.

Voilà plusieurs jours déjà que nous sommes à Alep. Nous avons passé la journée à dégager les gravats d’une maison. Une parmi les innombrables. Il y a tellement à faire et pourtant, nous ne chômons pas. » Fabienne, volontaire en Syrie.

sos chretiens orient careme 2020 syrieS’il n’est pas de mot pour décrire la joie des habitants d’Alep de vivre dans une ville libérée du joug islamiste, il n’en est pas d’autres pour décrire la tristesse de ceux qui ont tout perdu.

Dans le quartier de Midan, les fantômes de la guerre vivent toujours dans les ruines. Aucun bruit aux alentours. Le vent siffle comme les balles d’autrefois. Quelques courageux sont revenus mais beaucoup d’autres sont toujours exilés.

Imaginez-vous un instant quitter votre maison, sans rien, vivre grâce à la générosité de vos voisins dans une ville que vous ne connaissez pas, revenir pensant refaire votre vie comme si la guerre n’avait été qu’un rêve, et finalement vous rendre compte que de votre maison il ne reste plus qu’un pan de mur branlant et une montagne de gravats.

A Alep, ils n’ont pas à s’imaginer, ils le vivent ! En 2019, 10 familles Aleppines ont eu la chance de rentrer, chez elles. Elles étaient parties, pensant ne jamais revenir et finalement, vos dons et votre générosité a réalisé leur vœu le plus cher.

Ce Carême 2020, nous vous proposons de reconstruire la maison de Wdad. Le coût total des travaux est estimé à 2.500€.

C’est une somme déjà conséquente, mais pour vivre à nouveau, c’est peu. Mettez votre pierre à l’édifice, faites un don.


3) Egypte : Combattez la faim et la misère.

« Je n’ai plus de mots. Le paysage est d’une tristesse affligeante. Autour de nous : le bidonville, ses déchets à perte de vue, et toujours forte, pénétrante et incessante cette odeur ! Sur la gauche, un vieil homme assis sur un fauteuil dans la rue fume tranquillement une cigarette en jetant quelques coups d’œil çà et là vers les enfants devant lui.

En face, une mère accroupie, entourée de ses deux petits, trie les déchets. Sa fille escalade des monticules d’immondices et gambade en quête de nouvelles aventures. Son frère, quant à lui, n’en finit plus de feuilleter un vieux bouquin trouvé dans les détritus.

sos chretiens orient campagne careme 2020 egypte bidonville 15 mayJe suis au bidonville du 15 May, au sud du Caire. Dans ce lieu réputé comme dangereux, des larmes me montent aux yeux chaque fois que je vois courir des jeunes enfants, chichement vêtus, le nez qui coule et le visage poisseux. Mon estomac se retourne chaque fois que je marche dans ces rues dont on ne s’habitue pas à l’odeur. On ne s’habitue pas à la misère, et heureusement ! Si elle nous effraie moins, si on la comprend un peu plus, on ne s’y habitue pas. » Adèle et Louis, volontaires en Egypte.

Au 15 Mai, cinq cents familles chrétiennes vivent sur des monceaux de détritus, dans une odeur insoutenable décuplée par la chaleur du soleil. Depuis décembre 2018, les volontaires apportent un soutien moral aux chiffonniers et tentent au fil des jours de leur montrer que des Occidentaux sont soucieux de leur quotidien.

Mais la misère ne s’éradique pas en un an… Les familles souffrent sans savoir quand leur calvaire finira. Pour elles, le Carême ne dure pas 40 jours mais toute une vie.

Avec 12€, vous nourrissez une famille de 5 personnes pendant 15 jours. Un colis alimentaire contient des pâtes, du riz, du thé, des œufs, du poulet, de la crème et du lait. Par un simple don, vous aiderez les familles des chiffonniers du 15 May à se nourrir décemment. Faites un don !


4) Pakistan : Sortez-les de l'esclavage.

Drapée dans un sari aux motifs des milles et une nuits, Eicham surveille la cuisson du biryani, riz cuit richement assaisonné servi avec une sauce de viande de poulet. Un parfum doux et chaud de cannelle se mêle à celui entêtant et subtile du cury. Son époux agrippe le mécanisme de la pompe à eau duquel s’écoule une eau limpide et claire. Le soleil est à son zénith, le village s’apprête à déguster ce met de choix, servit à la cour des empereurs à l’époque moghols.

Depuis quelques heures, ils sont libres ! Ils étaient les nouveaux « esclaves modernes », aujourd’hui, ils sont affranchis. Autrefois contraints de vivre dans une grande misère humaine et matérielle sous la houlette d’un esclavagiste, ils peuvent désormais penser au futur. Ils étaient enchaînés et battus comme des animaux, maintenant ils sont des « êtres humains » !

Dans les briqueteries pakistanaises, enfants, femmes et hommes enchaînent les jours et les nuits de dur labeur pour un maigre salaire qu’ils ne touchent souvent jamais. Ils sont des « esclaves modernes », pieds et poings liés à un employeur, presque devenu leur maître.

« Ma dette n’arrête pas d’augmenter, de doubler même ! Comme je ne sais pas lire, je ne comprends pas comment ils arrivent à faire ça. » Depuis 8 ans, Khalid travaille pour rembourser un emprunt de 200€. Aujourd’hui, son propriétaire lui réclame 6.000€ et menace de s’en prendre à sa famille s’il fait défaut. « Je n’ai pas d’autres choix que d’accepter cette vie d’esclave. Ils peuvent nous enfermer, même nous tuer. C’est pour ça que je ne peux pas fuir. »

Le salaire quotidien, non indexé à une inflation toujours galopante, plafonne autour de 2 dollars. Les intérêts de l’emprunt, rapidement disproportionnés, dépassent ce qu’ils peuvent rembourser : la spirale négative est enclenchée. « J’ai une dette ! Nous avons dû emprunter de l’argent pour nourrir nos enfants. Je dois entre 400 et 500 dollars. »

Eicham et sa famille ont eu de la chance de s’en sortir. D’autres ont payé de leur vie leur volonté de survivre. « Une femme enceinte et son mari ont été jeté dans le four à briques, brûlés vivant sous les yeux de leur enfant parce qu’ils avaient enfin assez d’argent pour acheter leur liberté », impassible le Père Parvez, curé de Pansara, ne connaît que trop bien ces jeunes couples chrétiens martyrisés et assassinés.

sos chretiens orient pakistan careme 2020Au cœur du Pundjab, il s’est donné pour mission de libérer et faire vivre ces femmes obligées d’occuper les postes ingrats et de faire les basses besognes (nettoyer les rues, les maisons…), ces enfants illettrés, parfois enchaînés et affamés, ces pères qui travaillent douze heures par jours, parfois la nuit sans voir leur dette diminuer. Le Père se bat également contre le risque principal auquel sont confrontés les anciens esclaves : la rechute. Faute d’emploi et de terre disponible, la plupart replongent très vite dans la spirale du surendettement et du travail forcé.

Aujourd’hui, son projet porte largement ses fruits. Une vingtaine de ses élèves féminines sont devenues infirmières, deux garçons travaillent dans un laboratoire médical, un est devenu séminariste. Des anciens briquetiers sont désormais épiciers, mécaniciens, vendeur de fruits. Soixante familles ont été affranchies économiquement et vivent dans la colonie du Christ Roi à Faisalabad.

Son œuvre d’ampleur ne sera certainement jamais achevée de son vivant car ils seraient environ 2 millions à être esclave.

Mais face à ce constat, se croiser les bras est-il la solution ? Ne devrions-nous pas agir pour libérer ne serait-ce qu’une seule personne ?

Rachat des familles, aide à l’installation, recherche de travail, remboursement des dettes, scolarisation des enfants… Avec 1.000 euros, vous faites revivre une famille entière.

Notre silence est coupable. N’ayons pas peur de faire connaître le sort de ces milliers de chrétiens. Regardons la vérité en face. Faites un don.