Revue de presse

Des milliers de chrétiens irakiens accueillis en France.

Le Figaro - Thibault Dumas -

23 décembre 2019

Les demandes venant d’Irak ont explosé à 2155 en 2015 pour redescendre progressivement en 2018 et 2019.

À Nantes

Combien sont-ils, ces chrétiens d’Orient contraints de fuir leur pays et qui ont trouvé refuge en France? D’après le ministère de l’Intérieur, «plus de 7500 Irakiens appartenant à des minorités religieuses persécutées ont été accueillis à ce titre en France. Sans statistique par confession, on sait cependant que la grande majorité des personnes accueillies appartient à la minorité chrétienne». Ils ont rejoint la France depuis des camps de transit comme celui d’Ashti, dans le nord-est de l’Irak, ou via des pays comme la Jordanie, le Liban, la Turquie, la Grèce, après des demandes aux consulats de Bagdad ou d’Erbil.

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Des chrétiens irakiens accueillis à Bellegarde-sur-Valserine, en 2015. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP

Selon l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), d’une poignée de dossiers en temps normal, les demandes venant d’Irak ont explosé à 2155 en 2015 pour redescendre progressivement à 1574 en 2018, puis environ 900 en 2019, selon le ministère de l’Intérieur.

«Ça a été un accueil au compte-gouttes. L’asile n’était pas si évident que ça, car il fallait justifier n’être en sécurité nulle part ailleurs, alors que le Kurdistan les accueillait à bras ouverts. Autre souci, la langue. La majorité est anglophone et souhaitait aller au Canada ou en Australie, réputés ayant moins de musulmans, donc plus sûrs», relève de son côté Benjamin Blanchard, cofondateur et directeur général de l’association SOS Chrétiens d’Orient. L’apprentissage du français est d’ailleurs source d’inégalités entre les générations. Les plus jeunes le maîtrisent vite et s’intègrent rapidement. C’est bien plus difficile pour les plus anciens, au-delà de 60 ans, qui vivent leur exode comme un sacrifice.

Entre les deux, pour les quadras et les quinquas, la difficulté d’apprentissage s’ajoute à l’impression de déclassement social. Médecins, avocats: beaucoup sont en effet issus des classes moyennes et supérieures irakiennes ou syriennes et peinent à retrouver en France un métier équivalent.

«Grande vulnérabilité»

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