Revue de presse

Irak : les risques de l'humanitaire

Famille Chrétienne

29 janvier 2020

Des dizaines d’humanitaires français sont actuellement en Irak, pays où il est « formellement déconseillé », par le Quai d’Orsay, de se rendre.


Très peu d’informations ont filtré quant à la disparition des quatre collaborateurs de SOS Chrétiens d’Orient à Bagdad, dans l’après-midi du 20 janvier. Selon l’association, ils étaient présents dans la capitale irakienne pour notamment « renouveler leurs visas et poursuivre la procédure d’enregistrement de l’association auprès des autorités irakiennes ». Ces procédures longues et laborieuses sont actuellement le lot de bon nombre d’humanitaires en Irak. Car la plupart des ONG sont en réalité basées dans le nord du pays, au Kurdistan irakien, région restée dans une relative sécurité tout au long de la période Daech. Mais, depuis quelque temps, le personnel humanitaire est vivement incité à se faire enregistrer auprès du gouvernement fédéral irakien. Ce deuxième processus administratif oblige à se rendre à Bagdad pour achever les formalités, notamment de visas. Cela représente un danger indéniable dans le contexte actuel d’extrême insécurité. Le 23 janvier, l’ambassade de France en Irak rappelait que le risque d’enlèvement est « particulièrement élevé ». « Bagdad est une ville dangereuse, surtout en ce moment », confirme un humanitaire qui s’y est rendu à plusieurs reprises. « La ville est grande et les graves troubles qui s’y déroulent font qu’il est difficile d’évaluer la situation sécuritaire dans la capitale irakienne. »

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