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Actualités des missions – Août 2023

ARMÉNIE

Dans la région d’Ararat, les volontaires poursuivent le chantier de construction de l'étable de Myasnik.

« A Ararat, depuis le mois de novembre 2022, les volontaires travaillent à la construction d’une étable pour Myasnik, un Arménien qui les accompagnent régulièrement sur les activités.
 
Après avoir tondu, ramassé tous les déchets, et surtout fait appel à un professionnel afin d’établir les plans, nous nous lançons dans la construction d’une étable d’environ 40m2.
 
La première étape consiste à retirer toutes les couches de végétations pour y trouver la terre et faire les fondations. Pour cela, chacun aide comme il peut, mesurant les longueurs, vérifiant les niveaux, transportant des pierres ou préparant le ciment.
 
Une fois que le plus gros travail de pourtour a été fait, le moment de poser les pierres est venu. Parpaings après parpaings, nous construisons les murs, d’une hauteur de 2,5 mètres. Heureusement, un artisan nous vient en aide.
Les semaines passent et les murs ainsi que la charpente et l’isolation sont terminées.
 
Désormais, nous sommes à l’étape cruciale : le sol. Sous un soleil frappant, après avoir creusé les évacuations, nous déposons des gros cailloux sur le sol pour renforcer et stabiliser le terrain.
 
Puis, nous coulons le béton et grâce à un travail à la chaîne, nous terminons presque l’étable. »
 
Une pierre coûte 50 centimes, avec 1400 pierres vous construisez une étable.
SYRIE

8 nouveaux magasins de mécanique rénovés à Alep.

Dans la zone industrielle de Ramousseh à Alep, Monseigneur Boutros Kassis, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep et l’équipe de SOS Chrétiens d’Orient fête l’inauguration de huit ateliers spécialisés en pièces mécaniques automobiles.
 
Cette zone, située sur la ligne de front pendant la guerre, a largement souffert des affrontements et nombre de magasins totalement détruits devaient être remis à neuf. Les vitres sont cassées, les murs couverts de suie, la peinture craquelée s’effrite des surfaces, il n’y a plus de porte ni de fenêtre.
 
En 2021, en partenariat avec l’Eglise syriaque orthodoxe d’Alep, SOS Chrétiens d’Orient s’était engagé à rebâtir 33 magasins et ateliers de mécanique automobile dans la zone industrielle de Ramousseh afin de permettre aux familles chrétiennes en détresse de retrouver une stabilité et indépendance financière, tout en relançant l’activité économique locale.
 
Dès lors, durant plusieurs mois, les travaux reconstruction et de rénovation ont été effectué par des ouvriers spécialisés. Les bâtiments ont été déblayé de leurs gravats ; les murs et les plafonds ont dû être consolidés et peints ; certains sols ont été carrelés ; d’autres ont été équipé de nouvelles fenêtres ou de grosses pièces techniques d’outillage de garage.
 
Grâce à ce vaste projet, les propriétaires retrouvent un bien qui, pour beaucoup, a été transmis de père en fils depuis des générations, et dont la sauvegarde constitue un motif concret d’enracinement sur le sol qui les a vu naître et qu’ils chérissent.
 
Après l’inspection des nouveaux locaux, Nathalie Assafo, architecte de formation, chargée des chantiers de SOS Chrétiens d’Orient et George Tanouz, ingénieur de l’équipe partenaire, font signer les contrats aux propriétaires, très émus de récupérer les clés d’un atelier remis à neuf.
 
La rénovation des magasins de Ramousseh a été soutenu à hauteur de 60 000 €. Aidez-nous à redonner espoir aux chrétiens d’Orient en terminant de rénover les magasins restant.
LIBAN

« Beyrouth, mille fois détruite, mille fois construite, renaît toujours de ses cendres, de ses décombres, malgré les guerres, les attentats et les incendies »

Sur les chantiers du quartier de la Quarantaine à Beyrouth, les volontaires prêtent main forte aux bénévoles de l’association Offre Joie pour reconstruire les édifices endommagés par l’explosion du port du 4 août 2020.
En plein cœur de la guerre civile libanaise (1985), l’association Offre Joie s’est créé en prenant exemple sur les mouvements de solidarité entre citoyens. Aujourd’hui encore, Offre joie a développé son modèle sur le principe de « l’unification citoyenne » et agit pour reconstruire les quartiers détruits par la catastrophe.
 
« En arrivant sur le chantier, nous sommes accueillis par le bruit de l’autoroute, l’odeur de la poussière et Abdel Ahrmad, collaborateur de l’association. Il nous explique nos tâches de la journée et nous donne le matériel nécessaire pour travailler. Après avoir pris nos gants et notre pelle, nous marchons quelques instants pour nous rendre dans une maison qui est en train d’être reconstruite par Offre Joie.
 
Les volontaires, présents depuis longtemps au Liban, s’amusent à constater la progression du chantier de réhabilitation depuis leur dernière venue : « oh c’est trop bien ils ont fini tous les bâtiments du quartier ! » ou encore « ils ont bien avancé sur la maison c’est si beau ».
 
Le chantier fait office de véritable fourmilière. En plus des bénévoles d’Offre Joie et de volontaires internationaux, les collaborateurs de l’association nous aident. Ainsi, en quelques heures de travail, ces nombreuses mains permettent de réaliser un travail efficace, le tout dans une ambiance joviale. En effet, pendant la pause, nous nous prenons au jeu des artisans qui veulent prendre des photos avec nous « Picture Picture ! ». Et nous discutons avec les autres, notamment avec ce groupe de jeunes françaises rencontrées sur place et avec qui nous échangeons sur nos différentes expériences au Liban.
 
« Beyrouth, mille fois détruite, mille fois construite, renaît toujours de ses cendres, de ses décombres, malgré les guerres, les attentats et les incendies » peut-on lire sur les affiches à côté du chantier de la Quarantaine. Il n’y a pas de doute, si Beyrouth est surnommée « La ville qui ne meurt pas », c’est notamment grâce au travail quotidien d’associations comme Offre Joie, qui ont permis à plus de 350 familles de retrouver leurs logements. »
IRAK

Les volontaires donnent une nouvelle jeunesse au parvis de l’église Saint-Georges de Teleskuf en repeignant les murs d'enceinte et en nettoyant le parvis.

Ce village situé au nord du pays, dans la région du Kurdistan, et abritant des chrétiens persécutés de l’Ancienne Église d’Orient est, pour les volontaires, un lieu d’efforts et de récompense. Quelle joie et quelle fierté pour eux de voir les enfants du village jouer avec eux entre deux coups de pelle et trois coups de pioche ! La joie de vivre et l’enthousiasme que portent ces jeunes est palpable et vient soulager les volontaires dans leurs efforts et leur générosité.
 
Ce projet de rénovation du parc est soutenu par les donateurs de SOS Chrétiens d’Orient depuis deux semaines, et les travaux avancent à merveille lorsque la pluie ne les arrête pas.
 
Après avoir désherbé le parc et retourné toute la terre durant de longues heures de travail et d’acharnement, les volontaires poncent les bancs et se préparent à les peindre pour rendre à ce parc toute sa beauté et son confort de vie.
 
Les enfants pourront ainsi profiter pleinement des jeux en extérieur sous les regards bienveillants des Irakiens.
EGYPTE

Laver des bassins à 4h du matin !

Au monastère copte orthodoxe d’Anaphora, véritable oasis au nord du brouhaha des klaxons du Caire, les volontaires viennent régulièrement en aide à la communauté dans les tâches quotidiennes.
 
***
 
Le jour se lève à peine quand nous sortons de notre chambre. L’air frais caresse notre peau nous donnant la chair de poule. Au loin, on entend le chant gazouillant de quelques oiseaux perdus entre les palmiers. Le ciel est déjà clair, teinté de nuances d’orange ; il est 4h50 du matin et ce matin nous allons nettoyer la piscine.
 
Nous rejoignons Noura, volontaire égyptienne, qui nous explique comment procéder. Eponge dans une main, bassine de savon dans l’autre, c’est parti pour le lavage des parois de la piscine. Et nous frottons, nous frottons, nous frottons ; il faut enlever toute trace de mousse végétale.
 
Le ciel se lève peu à peu ainsi que la chaleur égyptienne, des gouttes commencent à couler le long de notre visage et nos doigts sont déjà fripés. Au bout d’une heure, les murs sont enfin propres mais quel n’est pas notre découragement lorsque nous apprenons que l’on doit faire de même pour deux autres piscines.
 
Mais ce n’est pas grave, l’heure n’est pas aux plaintes et nous nous remettons au travail. Nous frottons, pause, nous rinçons notre éponge, nous frottons, pause, nous étirons notre dos et nous refrottons. Le temps passe et nous ne nous rendons même pas compte que c’est déjà fini.
 
Le bleu du carrelage des murs a retrouvé sa couleur, propre délaissé de la poussière. Maintenant, c’est l’étape du sol. Armées de nos balais, nous enlevons la mousse, les saletés et l’eau accumulées. Déjà, notre piscine semble plus propre. Des cloques commencent à apparaître sur nos mains, le soleil tape, mais nous restons motivées, c’est bientôt fini.
 
Noura nous explique ensuite comment utiliser le karcher. Une main pour soutenir et une main pour guider, l’eau part au fur et à mesure et la piscine est propre. Après six heures de nettoyage, nous ressortons fières et fatiguées de notre travail, le monastère reprend vie dans le calme et la sérénité du jour, et il est l’heure maintenant de nous reposer autour d’un petit thé.