ALERTE CORONAVIRUS : DES FAMILLES IRAKIENNES NE PEUVENT PLUS ACHETER à MANGER

L’Irak, pays voisin de l’Iran, important foyer pandémique mondial, affronte le coronavirus. Une nouvelle épreuve pour ce pays qui compte moins de 10 médecins pour 1000 habitants.

Les mesures drastiques, de confinement et d’interdiction de travailler, appliquées pour contenir la propagation du virus plongent dans une extrême pauvreté les familles déplacées les plus pauvres. Daesh n’a pas eu leur peau, le covid-19 pourrait y parvenir.

Monal, mère de famille irakienne déplacée de la Plaine de Ninive

Depuis le confinement, notre situation s'est aggravée. J'ai un cancer et mon mari n'a plus de jambe depuis la fin de la guerre. Il est habituellement vendeur sur les marchés, mais depuis deux semaines, il ne peut plus travailler. Et moi je ne peux pas aller à l'hôpital.



Dans le quartier chrétien d’Ankawa à Erbil, 89 familles irakiennes pauvres font face à un manque de nourriture. En temps normal des métiers d’appoint leur assuraient un maigre revenu. Ainsi, ils étaient ouvriers sur des chantiers, vendeurs d’houmous itinérant, employés à la journée pour décharger des poids lourds…

Or, depuis que le confinement est devenu obligatoire, ces familles sont privées de la seule ressource vitale. Contrairement à la France, ils ne bénéficient d’aucune indemnité comme le chômage.

Avec 3 à 5 enfants à charge et des personnes âgées, joindre les deux bouts est devenu mission impossible. Et ce, d’autant plus que la plupart souffrent de traumatismes physiques liés à la guerre : handicaps, dérèglements physiologiques, diabète. Il est vital pour ces familles de pouvoir se nourrir ! Mais le confinement les empêche de travailler, donc de gagner de l’argent, donc de manger.

Si le coronavirus ne les tue pas, la faim pourrait s’en charger.

Dans les hôpitaux, les malades sont en détresse respiratoire ; dans les foyers, ils sont en détresse alimentaire. Aucune de ces situations n’est enviable. Pour les premiers, seule l’intervention des services de réanimation d’urgence pourra décrocher des miracles. Pour les seconds, seule votre aide leur garantira de manger, en un mot : de survivre.

A Erbil, l’équipe de SOS Chrétiens d’Orient a décidé de trouer son budget afin de répondre à cette situation d’urgence.

Les volontaires sont exceptionnellement sortis pour acheter des colis alimentaires, qu’ils ont distribué durant trois jours. Répartis en deux équipes, ils ont sillonné le quartier avec l’aide de leurs précieux traducteurs.

Aux portes des habitations, les volontaires doivent respecter une distance d’un mètre entre eux et les familles. Ces dernières leur proposent de boire une tasse de café, de s’asseoir un instant dans leur salon de fortune. Mais ce n’est pas possible ! « Les mesures de prévention sanitaire et le manque de temps nous incitent à décliner l’offre, le cœur lourd. »

Le matin du deuxième jour, il reste encore 30 familles à secourir. « A notre arrivée, les visages des enfants s’illuminent à la vue des colis alimentaires, des sacs de riz et des bouteilles de gel hydro alcooliques. »

Les yeux des mères pétillent : imaginez leur détresse lorsqu’elles ont pris conscience que peut-être, leurs enfants devraient être rationnés ! Imaginez leur soulagement lorsqu’elles découvrent dans un colis : des pâtes, des légumineuses, de l’huile, du sucre, du sel, du thé, du concentré de tomates, des biscuits, du savon, du lait en poudre ! Tout ce qu’il faut pour tenir encore une semaine.

Cette donation d’urgence creuse un trou de 1958 € dans le budget de la mission. Un colis alimentaire coûte 22€ et permet de nourrir une famille de 4 à 6 personnes pour une semaine.

Vous êtes confinés, eux aussi ! Mais eux sont affaiblis et menacés par la faim …

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SOS Chrétiens d’Orient recherche en permanence des volontaires pour apporter une aide concrète aux populations chrétiennes persécutées. Grâce à un protocole strict et des dispositifs de sécurité pointus, l’association a envoyé plus de 2000 volontaires au cœur des zones sinistrées sécurisées du Proche-Orient.

Actuellement, elle assure une mission permanente en Irak, au Liban, en Syrie et en Égypte, ainsi que des missions ponctuelles en Jordanie, en Arménie et en Éthiopie pendant certaines périodes de l’année (noël et été).

Que vous soyez en congé, en année sabbatique ou à la retraite, vous avez la possibilité de partir à tout moment de l’année.

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