Sauver Les Enfants de Ninive

#SauverLesEnfantsdeNinive : Départ de cinq volontaires français pour le Kurdistan irakien.

« Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le ferez » (Mat. 25, 40)

SOS chrétiens d’orient lance une chaîne humaine de présence auprès des réfugiés irakiens allant du 9 septembre au 16 octobre au moins. Au programme une aide direct auprès des populations et un investissement total afin d’aider à sauver les enfants d’Irak. Ils participeront donc directement à la vie des camps de réfugiés dans l’ensemble du Kurdistan et travailleront à un nouveau projet d’envergure : l’extension d’une école dans la ville de Mengesh.

Pour cette opération SOS chrétiens d’Orient a déjà investi 30 000 euros pour agrandir l’école de Mengesh, ville de montagne qui accueille près de 5 000 réfugiés chrétiens et yézidis. Nous avons besoin de 70 000 euros pour mener à bien ce projet !

Nous nous sommes rendus à Mengesh à plusieurs reprises lors des missions Pâques en Irak et Pour Qu’ils Vivent. Nous y avons déjà mis en place une cabine médicalisée entièrement équipée afin d’apporter les soins essentiels aux réfugiés qui se réfugient dans la ville : camps autour de l’Eglise, bâches le long des routes, familles s’entassant dans des pièces ou des immeubles en construction.

Nous travaillons avec le maire de Mengesh a encourager le maintien d’une population chrétienne en Irak. Et pourtant, l’hiver et la rentrée approchant, l’impossibilité pour les enfants de réfugiés de se rendre en classe risque d’accélérer un exode déjà massif.
Aidez-nous dès maintenant : avec 400 donateurs à 100 euros vous permettrez aux chrétiens d’irak de sauver l’avenir de leurs enfants en leur offrant une scolarité.

Aidez-nous dès maintenant : avec 400 donateurs à 100 euros vous permettrez aux chrétiens d’irak de sauver l’avenir de leurs enfants en leur offrant une scolarité.

 

Compte-rendu de mission :

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Jour 1

Visite matinale au camp de Mart Sharony. Cela fait maintenant un mois que les réfugiés de Qaraqosh et de la plaine de Ninive sont toujours installés dans des tentes autour des sanctuaires et des Eglises. La routine s’installe dans la détresse. Lorsque nous arrivons, un groupe de réfugiés prépare le repas : du riz et quelques légumes bouillis. Nous sommes chaleureusement accueillis par frère Wissam et une sœur de la confrérie des sœurs de Jésus qui nous adressent leurs plus sincères remerciements. S’il est vrai que des associations viennent régulièrement déposer quelques vivres, rares sont celles qui prennent le temps d’échanger avec les réfugiés. Les Sœurs de Jésus étaient originellement réparties entre quatre maisons, notamment à Mossoul mais l’avancée de l’Etat islamique les a contraintes à fermer les locaux, et les Soeurs se sont regroupées à Ankawa et Bagdad. Soeur Marie nous apprend qu’une sœur française est décédée la semaine dernière à l’âge de 86 ans.

Nous échangeons sur la situation au quotidien dans le camp de Mart Sharony qui compte plus de 2000 âmes dont 200 enfants âgés de moins de 1 ans. Ce sont des cris de joie et des sourires qui illuminent les visages des enfants à notre arrivée. Le Père Emmanuel nous informe sur les besoins du camp : le nécessaire pour le petit déjeuner – fromage, jus, lait en poudre, conserves, œufs – ainsi que des paquets de couche pour les enfants en bas-âge. Le ravitaillement se fait au jour le jour. Attentifs aux besoins de chacun, nous prenons le temps d’écouter hommes et femmes. Frère Wissam nous fait part de son désarroi face à l’absence de structures d’accueil salubres pour les nombreuses familles installées dans des écoles. Soucieux de répondre au mieux à la situation d’urgence, nous nous efforçons de cibler les besoins, identifier les familles nouvellement arrivées.

Nous rencontrons Monseigneur Petrus Mouche très préoccupé. Il essaie d’extrader les dernières personnes coincées à Qaraqosh. C’est une opération délicate que d’éviter la violence et l’arbitraire des djihadistes de l’Etat islamique. Au cours de l’entretien, deux sœurs et leur fille font irruption dans la pièce. Arrivées hier soir de Qaraqosh, chassées par les djihadistes de l’EI après qu’elles aient refusé de se soumettre, ces femmes sont désespérées. Les yeux baignés de larmes, l’une des sœurs Hayat, supplie frère Majdid de lui trouver une place dans le camp. L’espace manque et les moyens sont très limités. Nous essaierons de les rencontrer pour écouter leur témoignage, une fois l’émotion estompée.

Nous avons besoin de 40 000 euros pour mener à bien nos projets, aidez nous !

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Jour 2

Nous nous rendons à l’école de Hekma accompagnés par frère Wissam, aussi en charge de la gestion des réfugiés chrétiens qui s’y ont installés. L’accueil est des plus chaleureux : les enfants chantent main dans la main, rassemblés en cercle autour de Soeur Sarah. Nous frappons dans nos mains pour accompagner leurs chants. C’est une joie immense que cette communion que nous offrent les réfugiés chrétiens de l’école de Hekma. La plupart des familles ici présentes viennent de Qaraqosh mais frère Wissam nous informe que quelques réfugiés syriens les ont rejoints. Frère Wissam nous montre les lieux.
Ce sont des escaliers encombrés par des tables d’écolier, des chambres improvisées dans les salles de classe, des sanitaires insalubres que nous découvrons avec effroi. Si deux citernes d’eau sont livrées par jour, elles ne suffisent pas à répondre aux besoins les plus élémentaires des 800 réfugiés chrétiens. L’école compte en tout et pour tout quatorze cabines de douche/toilette, ce qui est bien insuffisant. Nous parcourons émus les couloirs de l’école. Aucun espace n’est laissé vacant. Nous n’accéderons pas aux salles de classe par respect pour ces familles. Elles sont souvent trois à se partager l’espace ce qui ne laisse aucune place pour l’intimité et le recueillement. Tout un coin de la cour de l’école a été même réaménagée en cuisine. Steven, le cuisinier, nous montre le matériel dont il dispose pour la préparation des repas.

De grandes bassines remplies d’eau jonchent le sol. Steven nous explique qu’elles sont destinées à essayer, autant que faire se peut, de garder les lieux un minimum salubre et limiter ainsi les risques de maladie. La prise de photo n’est pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît. Nombre de familles refusent d’être photographiées et nous expriment à quel point il est difficile pour elles de se retrouver devant une situation aussi dramatique. Le mari de Myriam s’avance vers nous et nous demander de ne pas prendre sa femme en photo. Myriam avait l’habitude de porter un tailleur et d’être très bien apprêtée pour se rendre à son travail. Myriam et son mari ont dû quitter leur maison en catastrophe sans même avoir la possibilité d’emmener quoique ce soit : ni argent, ni vêtements, ni objets de valeur. Elle se retrouve à porter des vêtements élimés aux couleurs criardes. Cadre dans une grande entreprise à Qaraqosh, la vie dans l’école de Hekma est insoutenable. Les réfugiés chrétiens perdent peu à peu l’espoir d’une amélioration de leurs conditions. Ils nous font part de leur crainte à l’approche de l’hiver, du manque de provisions pour nourrir tout le monde. Les enfants continuent d’avoir le ventre vide malgré les restrictions alimentaires que s’imposent les adultes.

Frère Wissam supervise trois écoles à Ainkawa occupées par les réfugiés chrétiens. La situation est grave et urgente car les réfugiés chrétiens devront d’ici une semaine avoir libéré les lieux. Les visages sont certes souriant mais des larmes de désespoir inondent leurs joues. Les évêques tentent tant bien que mal de trouver un lieu décent qui puisse les accueillir mais les tentes envahissent progressivement les rues d’Ainkawa, autour des Eglises, des jardins, des stades, venant grossir toujours plus le nombre de réfugiés chrétiens. Chaque jour nous recueillons de nouveaux témoignages de familles tout juste arrivés de Qaraqosh. Trouver un espace décent pour accueillir les plusieurs milliers de réfugiés des trois écoles du frère Wissam est la priorité. L’occupation des écoles pénalise les jeunes enfants (entre 1 et 12 ans) d’Ainkawa et la rentrée n’a pu avoir lieu.

Ce sont quelques 3 000 enfants qui se trouvent déscolarisés. Les structures manquent mais également des livres, des fournitures de base et bien sûr des professeurs. Les réfugiés chrétiens ne demandent qu’à s’installer dans un espace digne qui leur permettent de se laver, de manger et de dormir. A ce propos, nous avons rencontré à Mar Youssef Monseigneur Bashar afin de réfléchir ensemble sur la manière dont nous allons pouvoir organiser le déplacement. Le lieu n’est pas encore arrêté. Nous sommes à l’affût de toute structure équipée au mieux pour pouvoir accueillir les réfugiés chrétiens. «Nous ne disposons d’aucun fonds pour lancer une telle opération. La situation est grave. Pouvez-vous nous aider ?» nous dit Monseigneur Bashar Oarba.

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Jour 3

Après une matinée bien chargée, nous nous occupons de l’achat et de la livraison des denrées qui nous ont été demandées en urgence par le Père Douglas. Un nouveau stop à Mar Ellia, et nous voilà déjà repartis vers une école occupée par des réfugiés chrétiens et dirigée par le Père Samer. Les lieux sont dans un état critique et, là encore, l’eau est rare et la fréquence des livraisons en provenance de Bagdad est très aléatoire en raison de la précarité de la situation sécuritaire.

Volontaire auprès de SOS Chrétiens d’Orient, Alexia nous raconte: « Nous passons l’après-midi auprès des enfants du camp de Mar Shimonny. Avec l’accord du Père Emmanuel, nous organisons une activité manuelle pour les enfants. Faute de place, nous nous asseyons en cercle sur le parvis de la paroisse du camp. Sitôt arrivés, une cinquantaine d’enfants se ruent vers nous, criant et sautant de joie. Père Emmanuel leur a parlé de notre venue. L’excitation est à son comble. Quatre petites filles s’avancent vers nous et me reconnaissent. Deux d’entre elles me tendent les bras et déposent quatre baisers sur mes joues. Je suis émue par tant de tendresse et d’affection. Elles restent un moment à me fixer d’un regard doux et innocent puis je les serre dans mes bras.

Nous commençons à faire asseoir les enfants autour de la statue de la sainte Vierge tandis que d’autres continuent d’affluer. Des parents intrigués se rapprochent également. Les visages des enfants s’illuminent à la vue des crayons de couleur et des cahiers de coloriage. Les enfants commencent à colorier, s’échangent les différents crayons. On entend des petites voix lancer des ‘asfar’(jaune), ‘azraq’ (bleu), ‘ahmar’ (rouge). Les enfants s’appliquent et, à chaque dessin terminé, nous montrent leurs chefs d’œuvre. Marianne et sa petite sœur Pauline arborent fièrement leurs princesses coloriées ajoutant, le visage radieux, combien elles aimeraient leur ressembler. Shama accoure vers moi pour me montrer son chat rose ; nous essayons tant bien que mal de lui donner un nom. Nous optons finalement pour ‘Bazouna’ qui signifie «chat» en iraquien. Shama rit aux éclats lorsque je prononce le mot, elle se tourne vers moi et dépose un baiser dans mes cheveux. Je n’oublierai jamais ce moment…

Assises au milieu des enfants, Emmy et moi sommes très sollicitées. Deux adorables réfugiées chrétiennes sont venues nous aider pour encadrer les nombreux enfants présents. Puis, un homme m’interpelle, tout sourire et me tend son petit-fils dans les bras. «Isma Aziz. Please, take him a little bit with you» me dit-il. Nous reprenons nos crayons, Aziz sur mes genoux, curieux de découvrir ces images aux couleurs si chatoyantes. Le soleil se couche sur le camp de Mar Shimonny ».

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Jour 4

Nous rendons visite à une famille de Yazidi originaire de Sanjar et installée dans un immeuble désaffecté. Le père de famille, Elias, nous accueille. Nous attendons quelques minutes avant de pouvoir rencontrer l’ensemble de la famille. Soucieuse de se présenter dignement à nous, la maman, Bizar, réordonne les cheveux de ses enfants. La famille d’Elias a fuit précipitamment la ville en voiture sans rien pouvoir emmener avec elle. Il nous raconte comment les balles sifflaient au-dessus de leurs têtes avant de rejoindre la voiture. Ils sont installés dans cet immeuble depuis le 3 août dernier, sans que leurs conditions de vie quotidienne ne s’améliore. Ces immeubles en construction, Elias les connaît particulièrement bien pour y avoir travaillé deux ans plus tôt. Elias et Bizar ont six enfants entre six et seize ans : Nebras, Alifa, Mayassa, Rinas, Mayssar et Firas le petit dernier. Hassan, le grand-père et la sœur d’Elias restent légèrement en retrait. Nous visitons les lieux : pas d’eau, pas d’installation électrique, quelques paillasses pour dormir et deux casseroles. Tout est à même le sol. Nous demandons à Elias ce dont ils auraient besoin de manière urgente. « De la nourriture, nous dit-il, tout ce que vous apporterez est nécessaire ». Nous partons donc au marché pour acheter des fruits, des légumes, deux poulets, du lait, des conserves et du riz. Lorsque nous retournons à l’immeuble, de grands sourires nous attendent. Ces familles qui vivent en dehors des camps, sont dépourvues d’aide. Elles ne reposent que sur elles-mêmes c’est pourquoi nous faisons chaque jour l’effort de répertorier ces grands oubliés.

L’après-midi, nous la passons au camp de Schlama sous la responsabilité du Père Douglas. Nous prenons le temps d’écouter les récits poignants de nos frères chrétiens. Une vieille femme nous embrasse chaleureusement avant de nous inviter sous sa tente. Son histoire est bouleversante. Nous lui proposons de prier tous ensemble accompagnés par les enfants. C’est notre ami Irakien qui dirige la prière. Dans ce contexte, ils sont tous d’une ferveur toute particulière. Nous jouons ensuite avec les enfants : jeu du chat et de la souris, construction de bateau à partir de simples feuilles de calepin, chansons. Nos jeux improvisés les ravissent. Ils rient aux éclats. Les parents nous remercient de ce long moment passé avec leurs enfants qui les a transportés, pour quelques heures certes, loin de l’horreur des camps.

Ce matin, sur le marché, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient achètent 150 kg de pommes auprès de Jacques, un ancien commerçant de Qaraqosh, chassé par les islamistes. Ils se rendent à l’école Yaesdan Donghot, et avec le Père Samer, ils remettent les fruits aux réfugiés chrétiens. Cela faisait un mois qu’il n’en avait pas eu. Ils restent un moment discuter avec les familles. 

Myriam coupe soigneusement les quelques pommes de terre restantes. Sur le feu, une soupe improvisée avec des restes : des morceaux de pain, une boite de tomate et un peu d’huile. Les volontaires l’embrassent chaleureusement. Viviane, 7 ans, leur présente fièrement son petit frère et croque à pleines dents la pomme tendue. Après avoir de nouveau salué les familles, les volontaires poursuivent en direction d’un immeuble désaffecté où des réfugiés yazidis y sont installés.

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Jour 5 : 

Nous sommes à Souleymanieh, dans l’Est du Kurdistan où Frère Jacob nous conduit à l’Eglise évangélique de Mar Youssef. 158 personnes y sont rassemblées. L’Eglise, fermée depuis déjà plusieurs mois, a été mise à disposition par le frère Joseph. Nous discutons avec Myriam qui a perdu l’espoir de rentrer chez elle. «Nous n’avons plus d’avenir en Irak » confie-t-elle. Le sentiment est malheureusement largement partagé par les déplacés. Ils affirment qu’ils se sont fait trahir et piller leur maison par leurs voisins sunnites. Certains qu’ils connaissaient et avec qui ils entretenaient de bons rapports auraient en effet rejoints Daesh…

Des familles chrétiennes réfugiées à Ainkawa (Erbil) commencent à migrer vers Suleymaniyah en raison des conditions désastreuses dans les camps d’Erbil.

Les installations sont à ciel ouvert et ne pourront pas protéger les familles du froid et des intempéries. Par ailleurs, comme évoqué durant les jours précédents, les écoles – qui servent de refuges à des milliers de réfugiés – devront être évacuées pour les « rendre » aux élèves qui doivent en effet avoir leur rentrée scolaire dans les prochains jours. Ceci est donc actuellement la préoccupation majeure des évêques et autres religieux qui travaillent nuit et jours sur cette problématique. Frère Jacob nous fait part de son inquiétude à l’égard de ces nouveaux arrivants qu’ils n’ont pas les moyens matériels d’accueillir. La saison hivernale approche et les réfugiés chrétiens ne disposent ni de couvertures ni de vêtements chauds. Frère Jacob nous fait part de son inquiétude à l’égard de ces nouveaux arrivants qu’ils n’ont pas les moyens matériels d’accueillir. La saison hivernale approche et les réfugiés chrétiens ne disposent ni de couvertures ni de vêtements chauds. Mickael, environ 55 ans, parfaitement francophone enseignait l’araméen, il nous raconte comment il a fui de Qaraqosh. Les islamistes les ont sommés de partir après avoir refusé de se soumettre à l’impôt ou de se convertir. Le pick-up de l’un d’entre eux porte d’ailleurs les traces de ces menaces : plusieurs impacts de balles (tirs venant de plusieurs cotés), dont notamment une trajectoire balistique débutant par le pare-brise, traversant le haut de la ceinture de sécurité (emplacement du cœur) du conducteur, le siège ; l’arrière du véhicule … plusieurs épaisseurs de carrosseries n’ont pas arrêté la balle…. Les occupants du véhicule s’étaient éjectés à peine une seconde plus tôt…
Face à la menace qui pèse sur leur avenir, et leur vie quotidienne, nos frères chrétiens irakiens ont besoin de vous. Aidez-nous à les aider.

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Jour 6

3500 euros récoltés, nous avons besoin que le rythme des dons s’accentue !
Aujourd’hui, fête de la Sainte Croix. Traditionnellement en ce jour, les communautés chrétiennes d’Orient se réunissent et organisent nombre d’évènements tout au long de la journée : messes, feux d’artifices, festins… Si à Qaraqosh ce jour revêtait une symbolique toute particulière pour les différentes communautés, du fait de la situation humanitaire et sécuritaire, les chrétiens désormais réfugiés à Erbil ne purent manifester leur joie et leur Foi dans les rues.

A noter que le peu d’enfants de déplacés acceptés dans les écoles d’Erbil connurent en ce jour pour la première fois de leur scolarité l’école le dimanche. Après avoir participé à la traditionnelle messe de la Sainte Croix, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient ont rencontré, lors de deux réunions, d’autres acteurs investis dans l’organisation de l’aide apportée aux réfugiés afin de planifier plus efficacement la réponse à apporter sur le moyen et long terme à une situation qui semble partir pour durer.

Aidez nous à continuer cette chaine humaine au profit de nos frères irakiens :

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 Jour 7

Cet après-midi, SOS chrétiens d’Orient s’est à nouveau rendu dans le camp de Shlama.

Les bénévoles de la mission Sauver Les Enfants de Ninive ont préparé une surprise pour les enfants: un atelier origami ! Au programme : confection de petits avions et de bateaux en papier pour les plus jeunes, jeu de ballon pour les plus grands, suivi d’une distribution de 120 Kg de pommes pour le goûter.

Les enfants se ruent vers nous à notre arrivée: c’est une centaine de cris de joie et de fous rires qui nous accueillent. Nous descendons au sous-sol de l’immeuble saluer chaleureusement les parents si contents de nous revoir. “Merci de la générosité et de la sincérité du soin que vous apportez à nos enfants” nous confient les parents émus. Nous débutons notre atelier par une comptine que les enfants connaissent par cœur.

Les enfants sont tellement excités à l’idée de participer à une activité ludique qu’il est parfois difficile de les canaliser. Certains dessins reproduisent des atrocités dont ils ont été témoins : personnages barbus armés, larmes, bombes, corps étendus etc.. Heureusement, beaucoup d’autres dessins sont plus joyeux : fleurs, papillons, sapins de noël, cœurs, animaux, symboles d’une vie paisible qu’ils espéreraient revivre bientôt.
Échappés de justesse des islamistes, ils sont dans ce lieu -qui n’est qu’un immeuble en construction- depuis plus d’un mois et n’ont reçu que très peu de visites. Ils n’avaient jusque là aucun jouet ni aucun divertissement.

Ayant entendu parlé des activités de Sauver Les Enfants de Ninive, des journalistes locaux et anglo-saxons se sont joints à nous.
Une fois de plus, ces expressions de joie sont particulièrement touchantes, contrastant profondément avec la vétusté des lieux dans lesquels malheureusement, ces 210 familles risquent de demeurer de très longs mois encore.

En fin d’après midi, nous poursuivons par la visite d’un autre camp, situé dans l’école Hedeab. Ces 72 familles ont elles aussi fuient Qaraqosh, Mossoul et Batollah voila déjà un mois. SOS chrétiens d’Orient s’était rendu à de nombreuses reprises dans cette région lors de ses précédentes missions. Quel déchirement ! Une sœur dominicaine issue d’Oxford nous renseigne sur les conditions et les besoins de cette communauté réfugiée. Ils reçoivent de l’aide d’une organisation chrétienne de Bagdad. Néanmoins, les livraisons sont aléatoires et ne couvrent pas tous les besoins.
La sœur nous décrit un dessin réalisé par un enfant : il s’agit d’une église au centre de laquelle est écrit en arabe : “Nous voulons rentrer chez nous très vite”….

Nous comprenons le sens de notre mission : Sauver Les Enfants de Ninive. Permettre par ce temps et cet investissement aux enfants réfugiés irakiens de sortir de la détresse et du désespoir.

Aidez nous à les sauver.

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Jour 8

5000 euros récoltés, aidez nous à réunir encore plus

Les bénévoles de SOS Chrétiens d’Orient se rendent ce matin dans un magasin spécialisé dans la métallurgie afin d’y acheter du matériel nécessaireà l’installation d’un espace de restauration pour le camp de Hedeab. Après de longues négociations, nous parvenons à un accord : cinq cuisinières à gaz de trois feux chacune. Ce qui permettra de préparer dans de meilleures conditions les repas des trois cents réfugiés chrétiens du camp.

En attendant la livraison des cuisinières, Sœur Lika nous accueille et se montre très préoccupée par la situation des réfugiés dont elle a la charge : l’hiver approche et rien n’est mis en place pour y faire face. Elle nous raconte également l’histoire tragique de cette jeune femme d’une trentaine d’année fiancée, enlevée pour sa beauté par Daech la semaine dernière. Sa famille n’a aucune nouvelle d’elle depuis et n’ose pas contacter les autorités religieuses de peur de porter atteinte à sa dignité. Sauver Les Enfants de Ninive est aussi une mission qui a pour objectif de témoigner de ces horreurs.

Le matériel arrivant, nous rendons grâce tous ensemble autour d’une prière pour cette solidarité partagée. L’après-midi, nous nous rendons à la pharmacie centrale de la ville pour y acheter près de 700 boîtes de médicaments et autres matériels médicaux grâce à vos dons. La caravane de Mart Shmoni, installée par SOS Chrétiens d’Orient cet été, sert désormais à l’ensemble des camps d’Ankawa, il nous faut donc régulièrement la réapprovisionner. Salam, ancien dentiste, nous exprime son désespoir et son souhait de partir refaire sa vie aux Etats-Unis ou en Australie.

L’ensemble de sa famille est déjà partie et il ne voit aucun avenir en Irak. Voilà pourquoi il est urgent de contribuer à l’aide concrète auprès d’eux, Sauver Les Enfants de Ninive, c’est œuvrer à ce que la chrétienté irakienne demeure.

Ces distributions sont indispensables à la survie de ces réfugiés. Mais nous risquons de manquer de fonds et de devoir les arrêter ! Nous comptons sur vos dons pour être en mesure de continuer à les aider. C’est urgent, aidez nous à les aider!

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Jour 9

Les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient retournent à l’école de Hedeab où ils avaient distribué hier du matériel de restauration. Ils ont ensuite visité un camp de réfugiés chrétiens sous la responsabilité du père Jacob de l’Eglise syriaque-orthodoxe, Oum Nour. Une Eglise que SOS chrétiens d’Orient a déjà aidé lors des missions l’Orient avec saint Charbel et Pour Qu’ils Vivent.

Pas moins de 2500 personnes sont logées dans le sous-sol de l’Eglise et s’abritent dans des chantiers environnants. Ils font le point sur les besoins du camp, situé en marge de la ville. Les réfugiés chrétiens n’ont reçu pour le moment qu’une seule aide d’une ONG française et doivent subvenir par eux-mêmes à leurs propres besoins.

Déjà le huitième jour de mission. Aidez nous à continuer cette chaîne humaine en donnant maintenant et en partageant cet album !

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Jour 10

Depuis le début du mois de septembre, les volontaires d’SOS Chrétiens d’Orient sont présents aux côtés des réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive. Quotidiennement, ils apportent une aide précieuse en fournissant nourriture, eau, médicaments, matériel. Cette aide permet d’améliorer les conditions de vie déplorables des réfugiés, quand ce n’est pas les sauver. Cette aide indispensable est possible grâce à vos dons et nous devons continuer à les aider. Le rythme des dons a diminué alors que chaque jour les besoins des réfugiés grandissent. C’est pourquoi nous faisons appel à vous pour continuer de les aider, nous avons besoin de vous !

Dans l’Eglise d’Aum al Nur (syriaque orthodoxe), les malades n’étaient plus soignés. De nombreux réfugiés souffrent de maladies chroniques (diabète, asthme, hypertension…) et de maladies liées aux conditions de vie très difficiles. Un gros travail de tri a dû être fait avec des professionnels du secteur médical pour discerner ce qui relevait de l’urgence et ce qui ne l’était pas. Anti-douleurs, antibiotiques, ventoline, sirops, crèmes, pansements, …Après que la liste de médicaments a été remise aux volontaires par le pharmacien du camp et devant l’urgence, ils ont acheté de quoi soigner ces malades. Ce sont près de 300 boîtes qui ont ainsi été distribuées ! Ils ont été remerciés chaleureusement car chacun le sait, des vies seront sauvées.

Au moment de la livraison, un couple de jeunes chrétiens se mariait. Quel message d’espérance et quel témoignage de foi ! Dans un pays en guerre, après que leurs maison ont été pillées, leurs villages détruits, les jeunes gens s’engagent à fonder une famille. Etienne, volontaire, raconte : « Les mariés, émus de l’aide apportée au camp, nous ont gentiment proposé d’assister à leur mariage. La situation rend l’ambiance dans la cérémonie particulière : une dizaine de personnes seulement sont présentes, et malgré la joie qui transparaît sur le visage des mariés, la guerre reste dans les esprits. »

Ces distributions sont indispensables à la survie de ces réfugiés. Mais, sans votre aide, nous risquons de manquer de fonds et de devoir les arrêter! Nous comptons sur vos dons pour être en mesure de continuer à les aider.

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Jour 11

Aujourd’hui les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient se sont une nouvelle fois rendus dans l’immeuble en construction où loge une famille de Yazidis. Ceux-ci ont exprimé comme beaucoup d’autres, leur crainte de voir les enfants flâner toute la journée. Des livres éducatifs et des cahiers vierges avec des crayons de couleurs leur sont distribués, ce qui réjouit tout le monde. La reconnaissance est palpable dans les yeux embués des parents.

Après cela, les volontaires se dirigent vers le camp de Shlama où ils préparent depuis quelques jours la projection d’un film sur la vie de Jésus Christ pour les enfants. François, un volontaire présent sur place, témoigne : « C’était l’effervescence. En même temps que nous tentions d’installer le matériel, une personne passait avec un haut-parleur en appelant des familles pour qu’elles s’installent dans des appartements mis à disposition. Nous avons enfin trouvé un endroit pour nous alimenter en électricité, brancher l’enceinte, l’ordinateur et le vidéo-projecteur, puis le film a été lancé.

Ce fut un moment inoubliable : les enfants étaient captivés et mêmes de nombreux parents se sont discrètement arrêtés pour s’évader quelques minutes de la misère de leur camps. Cette mission Sauver Les Enfants de Ninive trouve alors son sens. Les volontaires ont également eu l’occasion de discuter un moment avec un des derniers réfugiés fuyant Qaraqosh. A 83 ans, il est arrivé il y a une vingtaine de jours et explique qu’il est parti après avoir épuisé toutes les ressources alimentaires qu’il avait. Il a marché jusqu’à la frontière kurde, échappant aux barrages Daesh sans jamais renier sa foi.

Nous avons besoin de vous pour que cette mission continue à venir en aide aux dizaines de milliers de chrétiens qui tentent de survivre. Sans vos dons nous ne pouvons rien faire.

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Jour 12

Hier, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient ont prolongé leur séjour à Mangesh. Réveil à 5h45 pour la messe matinale, puis petit-déjeuner avec Mme Sabeeha Shamoon, responsable de la municipalité, pour discuter du projet d’école. Ce dernier est ambitieux : il s’agit de fournir une structure capable d’accueillir 400 enfants des réfugiés de la ville. Cette élue, ainsi que M. Hanna Gulu, le maire et le Père Yousi Sana, le curé de la ville en charge des camps, nous ont bien exprimés leur inquiétude de voir les enfants livrés à eux-mêmes –surtout dans la perspective d’une situation durable. Il a donc fallu visiter plusieurs camps pour bien cerner les besoins des réfugiés.
L’après-midi, les volontaires se sont rendus à la grotte de Saint Thomas, dans la montagne pour un petit moment d’admiration silencieuse et recueillie face à la beauté du paysage et l’inspiration des lieux.

Le projet d’école s’annonce très coûteux pour SOS Chrétiens d’Orient mais indispensables pour les familles réfugiées à Mangesh. Nous devons dès à présent provisionner des fonds avant de nous engager à la réaliser. Les enfants chrétiens réfugiés à Mangesh comptent sur vous dès à présent pour pouvoir être scolarisés cette année et non pas errer dans les rues livrés à eux-mêmes, nous avons besoin de vous pour mener à bien la réalisation de cette école

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Jour 13

Ce matin, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient se sont répartis sur deux missions auprès des réfugiés de Qaraqosh. Alors qu’Etienne passera les prochains jours au sein même du camp de Mar Schmani à partager la vie des déplacés et à leur apporter son aide, le reste des volontaires s’est lancé dans un important projet de livraison de fournitures en vue de l’hiver qui approche.

En effet, l’Église et les différentes associations présentes commencent à organiser l’avenir des réfugiés des camps en vue de l’arrivée du froid, que tout le monde redoute, par manque de structures adaptées. Cependant, environ 7000 familles, relogées dans des maisons individuelles (parfois jusqu’à 60 personnes par habitation) ne disposent plus, du fait de leur éloignement des camps, ni d’aide alimentaire, ni d’aucun autre soutien extérieur.

Ayant constaté cette situation de grande précarité à plusieurs reprises, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient ont débuté aujourd’hui le recensement de ces familles ainsi que la distribution de dizaines de couvertures et de chauffages électriques afin de répondre le plus efficacement possible à l’angoisse de ces familles qui ont tout laissé derrière elles, affaires d’hiver comprises. En parallèle de notre travail auprès des camps, cette distribution, essentielle se poursuivra sur les prochains jours.

Nous avons de vous dès aujourd’hui pour permettre à ces familles qui ont tout perdu de s’équiper pour l’hiver. Elles comptent sur votre générosité!

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Jour 14

Ce matin, les volontaires de SOS chrétiens d’Orient ont poursuivi la distribution de couvertures et de chauffages électriques aux familles isolées. Pour rappel, ce sont près de 7000 familles qui, relogées dans des maisons en dehors des camps dans des conditions extrêmement précaires, ne disposent plus d’aucune aide, ni des pouvoirs publiques, ni des ONG.

La tâche est donc de taille pour les volontaires qui ont déjà pu aider plus de 50 familles en deux jours en parallèle de leurs activités au sein des camps. Plusieurs semaines seront encore nécessaires afin d’équiper réfugiés d’Ankawa avant l’arrivée d’un hiver que tout le monde appréhende. En effet, vivant dans des maisons mal isolées, parfois même sur des chantiers, ces familles se trouvent aujourd’hui démunies face à la catastrophe sanitaire qui s’annonce.

Durant l’après midi, les volontaires se sont rendus au camp de Mart Schmoni afin d’organiser une séance photo avec les familles. En effet, après avoir perdu l’intégralité de leurs biens durant leur fuite de Quaraqosh, les déplacés de la plaine de Ninive ne disposent plus du moindre souvenir. C’est dans ce cadre que SOS chrétiens d’Orient a décidé d’organiser le tour des camps afin d’y photographier les réfugiés, par famille, et de leur en offrir un tirage. L’initiative des volontaires fût accueillie avec joie par les déplacés, qui, après de longues minutes de préparation vinrent se rassembler autour des photographes.

Cette mission continue à aider au quotidien les réfugiés ! Nous entamons désormais nos grands projets qui permettront de maintenir les réfugiés chrétiens, chez eux, en Irak. La construction de l’école de Mengesh nous coutera près de 70 000 dollars. Nous avons d’urgence besoin de vous pour boucler la construction de cette école. Merci de nous y aider en donnant dès maintenant et en faisant suivre ce message à vos amis !

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Jour 15

Aujourd’hui, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient ont prolongé leur livraison de couvertures et chauffages, en livrant à chaque famille un paquet comprenant : 10 kg de riz, 3 litres d’huile, un poulet fermier, une boîte de pois chiches, un paquet de boulgour et un autre de lentilles, du lait en poudre, des savons et du papier toilette.
Ces familles, relogées dans des appartements voire occupant des maisons en chantiers, n’ont aucun équipement : ni réfrigérateur ni lits, voire même pas d’eau courante. Simplement quelques matelas posés sur le sol et les quelques couvertures que nous leur avons fournies.

Thomas, un père de famille, a les mains caleuses et le pantalon plein de poussière. Il a trouvé un petit travail temporaire en tant que maçon, payé 10 000 dinards (8 euros) par jour pour 12 heures de travail. La gratitude transparaît dans le regard des enfants, tout heureux d’avoir de la compagnie. Les volontaires prennent le temps de quelques jeux avec eux, et partagent un thé avec ces réfugiés.

Seule votre aide nous permettra de continuer à aider ces familles qui ont tout perdu à survire dans ces conditions difficiles. Ne les oubliez pas!

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Jour 16

Hier matin, les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient ont offert un petit déjeuner pour les 2.000 réfugiés du camp de Mart Shmoni. Bien que les besoins en nourriture soient globalement comblés avec du riz, du poulet ou de l’huile et du pain, beaucoup de camps comme Mart Shmoni n’ont pas de quoi fournir un petit déjeuner correct. Ce sont ainsi 1.800 œufs, 270 boîtes de fromage et une trentaine de boîtes de patte de sésame et de sirop de datte (typique ici), qui ont ainsi été livrés, sous l’œil reconnaissant des réfugiés et du père Emmanuel.

L’après-midi, les volontaires se sont rendus au marché pour compléter les livraisons précédentes aux familles logées dans des appartements ou occupant des maisons en chantiers. Cette fois-ci, ce sont des réfrigérateurs-congélateurs qui leur sont livrés, leur permettant de pouvoir stocker de la nourriture et anticiper un peu mieux les besoins en nourriture.

Une des familles vient de vendre sa voiture pour payer le loyer (800$ mensuel), mais ils ne savent pas comment ils paieront les mois suivants. Les loyers sont excessivement hauts et gèlent toutes initiatives, même pour les fonctionnaires qui perçoivent encore un salaire.

L’aide de SOS Chrétiens d’Orient pour combler les besoins en produits de première nécessité des réfugiés est donc vitale pour eux. Nous avons plus que jamais besoin de votre aide pour poursuivre cette mission. Aidez-les!

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Jour 17

Ce matin, pendant que les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient continuent leurs livraisons , Etienne nous raconte son expérience au sein même du camp de Mar Shmoni. « Hier j’ai passé la journée avec les réfugiés. En début d’après-midi j’ai discuté avec quelques jeunes, dont Leith, 20 ans, qui va aller travailler comme serveur à Bagdad dès vendredi, puisqu’il n’y a plus de scolarité. Je suis ensuite allé aider à faire la cuisine : l’épluchage et coupage de pommes de terre pour 2.000 n’était pas une mince affaire !

Mais cela m’a permis de m’intégrer et de discuter avec mes compagnons de travail. Hier soir, Danny m’a rejoint et nous avons discuté avec une famille qui a fui Qaraqosh. Leur témoignage était poignant : ils connaissaient une des trois personnes tuées dans l’attaque au mortier. C’était une jeune fille tout juste fiancée le jour même. Ce matin, distribution du petit déjeuner, composé de pâte de sésame et jus de datte ! »

SOS Chrétiens d’Orient est la seule association à œuvrer dans les camps de réfugiés du Kurdistan irakien sans discontinuer depuis début août ! Aidez nous à assurer cette présence permanente qui est aussi un lourd pari financier ! Ils comptent sur vous !

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Jour 18

Répondant à la demande de Mgr Bashar ainsi que de l’équipe de direction de l’école chrétienne Mar Qardakh, SOS Chrétiens d’Orient a détaché un volontaire auprès de cet institut de renom afin d’y enseigner le français.

En effet, bien plus qu’un enrichissement de cursus scolaire, cette initiative de l’évêché vient s’inscrire dans une volonté globale de rapprocher Eglise d’Orient et Eglise de France, elles qui par le passé surent nouer des liens très forts. L’un des buts de SOS chrétiens d’Orient durant cette mission sera de compléter la formation des professeurs – irakiens- de français afin qu’ils puissent obtenir l’agrément « baccalauréat international » à la fin de l’année scolaire.

Dans l’après-midi, les volontaires de l’association ont procédé à la distribution de bouteilles de gaz auprès des réfugiés isolés d’Ainkawa. En effet, suite à l’objectif d’envergure que se sont fixé les bénévoles en débutant la distribution de couvertures et de chauffages aux 7000 familles hors camps d’Erbil, ils ont pu dénoter des besoins flagrants au sein de ces familles.

C’est suite à ces constatations qu’une distribution de réfrigérateurs a eu lieu la semaine dernière, et qu’aujourd’hui une livraison de gaz de cuisine fût effectuée. Dans un pays où presque aucun réseau de distribution de gaz domestique n’existe, les familles ont une totale dépendance vis à vis de ces bombonnes leur servant pour la cuisine, le chauffage…

Pourtant, aucune association ne semble venir apporter son aide en la matière. C’est grâce à sa présence quotidienne depuis août au sein des camps et des populations de réfugiés que SOS Chrétiens d’Orient est aujourd’hui à même de cerner les véritables besoins de ces familles. C’est grâce à vos dons que les volontaires de l’association pourront user de cette expertise afin de répondre à ces besoins avant l’arrivée de l’hiver.

Continuez à donner, ils ont besoin de vous !

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