Qaraqosh : Opération “Pour Qu’ils Vivent”

Qaraqosh : Opération “Pour Qu’ils Vivent” . La nouvelle mission de SOS chrétiens d’Orient !

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Les chrétiens de Qaraqosh ont été chassés de leur terre et leurs biens sont aujourd’hui aux mains des islamistes. 100 à 200 000 personnes sont réfugiées, la plupart à Erbil capital du Kurdistan. Ils manquent de tout et s’entassent dans des lieux d’accueils non adaptés (Eglises, écoles, rues).

SOS chrétiens d’Orient est actuellement auprès des réfugiés à Erbil et Ankawa. Les ravages de l’exode comment à tuer au sein des familles. Il est urgent de proposer un accueil médical à ceux qui en ont besoin. L’opération Pour Qu’ils Vivent lance une mobilisation pour permettre dans l’urgence la construction de ces lieux d’accueil médicalisés.
Les trois cabines se répartiront dans les lieux suivants : l’école Hidyab, Mar Shmoni, Mar Ilia . Elles comporteront un espace d’accueil pour le médecin, le frigo pour les médicaments, la climatisation, et une salle d’accueil avec trois lits pour les patients demandant des soins d’urgence. Elles feront 12 m sur 3m50 et sauveront des vies.

Construction de trois cabines d’urgence médicale pour les réfugiés de Qaraqosh :

Budget total : 30 000 euros
Déjà investis par S0S Chrétiens d’Orient : 19 000 euros.
Début des opérations : jeudi 14 août.
Départ de nouveaux bénévoles : samedi 17 août.
Agisez dès maintenant, participez à l’opération «Pour Qu’ils Vivent»
Faites un don et partagez cet appel.
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COMPTE RENDU DE MISSION

JOUR 1 et 2

Nos deux volontaires continuent à aller à la rencontre des réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive. Ils disent leur douleur d’avoir tout perdu, leur désespoir. Nous devons agir pour que la chrétienté ne disparaisse pas d’Irak.

Aidez notre mission Pour qu’ils vivent qui assure une présence concrète auprès d’eux et finance des cabines médicalisées pour l’accueil des réfugiés.

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JOUR 3 et 4

La solidarité s’organise dans les camps de réfugiés.

Nos volontaires peuvent témoigner que la solidarité s’organise au sein des camps de réfugiés. Les Français doivent y contribuer afin que le lien unique de notre pays avec la chrétienté irakienne ne finisse pas de se distendre.

Inspection du matériel qui sera utilisé pour installer nos cabines médicalisées.

Comme vous pouvez le voir sur les images, les urgences médicales créent des attroupements et une ambulance de fortune ne permet pas d’accueillir convenablement les malades.

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Jours 8 et 9.

Pendant que les bénévoles de SOS chrétiens d’Orient se mobilisaient à Paris pour organiser des tractages, nos volontaires continuaient à redoubler d’activité. Pas une rue d’Ankawa sans que les jeux sommaires de quelques enfants réfugiés ou les files d’attente ne rappelent qu’ici tout reste à faire afin d’aider nos frères irakiens.

La matinée du huitième jour fût occupée par un labyrinthe administratif afin de pouvoir inscrire la mission Pour Qu’ils Vivent dans la durée. Une fois ces difficultés dépassées grâce à l’aide d’amis kurdes, nos bénévoles firent une rencontre édifiante. Elias, un habitant de Qaraqosh leur raconta comment il se réveilla un matin au milieu du cauchemar d’une ville chrétienne tenue par les islamistes. Au prix d’efforts édifiants et d’une grâce divine il eût la vie sauve après une folle échappée. Vous pourrez bientôt retrouver son témoignage sur notre site internet soschretiensdorient.fr;

Une livraison de médicaments dans le camp de réfugiés des jardins de Mar Youssef devait suivre cette rencontre préalable. Le pharmacien enchanté, insista pour rédiger un papier de remerciments à l’adresse des membres de l’association. Maladies du coeur, asthme, diabète pourront être soignés, pour un moment, grâce à la mobilisation de SOS chrétiens d’Orient.

Encore marqués par le bonheur de cette après-midi emplie d’actions concrètes et de témoignages, nos bénévoles s’en allèrent rencontrer deux étudiants kurdes en médecine responsables d’une organisation humanitaire locale. Les échanges mélangèrent expérience de foi, curiosités culturelles, conseils d’organisation et projets à venir. Encore une fois, la magie d’une rencontre humaine fonctionna permettant de toujours mieux comprendre la société dans laquelle nos volontaires oeuvrent. Les discussions se finirent au milieu de la nuit : les paupières de nos bénévoles leur rappelant que demain serait encore un jour de labeur.

La matinée du neuvième jour correspondit à l’annonce de quelques réussites des peshmergas autour de Mossoul. Les chrétiens cependant demeurent circonspects devant les informations, deux fuites-au moins- de Qaraqosh ont refroidi leur optimisme. Ils écoutent pourtant pour certains les chants militaires kurdes comme une manière peut être de raviver la flamme de l’espèrance.

Une étincelle cependant envahie nos amis irakiens investis dans la mission Pour Qu’ils Vivent. En passant devant notre cabine médicalisée, ils virent une foule de familles s’amasser : elles venaient y chercher soins et médicaments beaucoup plus aisément qu’auparavant. Preuve s’il le fallait que la mobilisation bénévole peut réellement changer le quotidien des réfugiés irakiens.

Le temps manquait néanmoins pour se satisfaire de cette action. La voiture de nos bénévoles s’élança vers Erbil afin d’acheter deux nouveaux réservoirs d’eau : l’un pour le camp de Mar Shimmony et l’autre pour celui de Mar Elia. Un réfrégirateur fût également délivré afin de permettre aux responsables du camp de Mar Elia de stocker de la viance pour palier aux carences des repas depuis la fuite de la plaine de Ninive.

En partant un médecin de Qaraqosh les interpella. Il y aurait encore 150 chrétiens bloqués dans la ville sous le joug de la barbarie islamistes. La plupart sont impotents ou très âgés.

Priez pour eux.

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Jour 10

Une lectrice de la page a prévenu nos bénévoles en urgence : le camp de réfugiés d’Oum Nour aurait des problèmes d’approvionnement en médicaments et autres denrées. Nos volontaires s’y rendent en début de journée afin d’évaluer les besoins en urgence. Si le camp est bien rattaché au centre de stockage organisant les distributions, il a des difficultés à aider les 2500 familles syriaques orthodoxes enregistrées comme réfugiées à Erbil. Ici, il n’y a que cinq grandes tentent, à deux voire trois familles par tentes, et le sous-sol de l’église.

L’atmopshère n’est pas très gaie en cette matinée. Danny, le guide et ami de l’association en Irak, vient d’apprendre qu’un enfant de neuf ans est entre la vie et la mort au camp de Mar Shimmony. Un cancer qui ne laisse d’autres espoir que la prière de sa famille sous la tente. Les prêtres et les soeurs ne parviennent pas à retenir leurs larmes dans ces moments emplis d’un magnifique amour mais aussi d’une terrible misère.

Il faut pourtant bien continuer à aider les réfugiés en oubliant la colère contre un destin qui amène ces familles chrétiennes dans des conditions horribles. Les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient se rendent alors au lieu de stockage général des denrées pour effectuer une mise au point sur les besoins avec les responsables. Une vingtaine de jeunes chrétiens irakiens y travaillent à assurer la logistique de la répartition entre les 24 camps de réfugiés d’Erbil et Ankawa. Dans les stocks, l’activité déployée par les bénévoles n’a d’égale que la liste des besoins des familles : couches, nourriture, eau, ventilateurs… Beaucoup s’inquiètent de la rentrée scolaire.

Cette visite permet également à la mission Pour Qu’Ils Vivent de se rendre dans un camp de l’école Ishtar ou vivent des Yézidis, cette minorité kurde qui a fui, elle aussi, devant l’avancée des barbares de l’EIIL. Les conditions de vie et les témoignages donnent un haut-le-coeur à des bénévoles pourtant désormais habitués à ces histoires. Une famille a du marcher 19h dans la montagne et sans eau pour rejoindre Ankawa, une autre n’a plus de nouvelles des siens piégés à Sinjar. Partout la consternation et le désespoir pour ces habitants originaires de Sinjar, Baashiqa, Bahzan et Sarichka aujourd’hui aux mains d’ISIS.

Les yézidis s’empressent d’exposer leurs conditions de vie. A la question sur leurs besoins les plus urgents, la réponse fuse : la sous-nutrition devient ici un problème important. Dans un esprit de charité nos bénévoles décident donc de débloquer en urgence de quoi soulager quelque peu leur quotidien. 32 familles ont donc pu receovoir de l’eau, de l’huile, du riz, des poix, des lentilles, des tomates séchées, du corned-beef, de la lessive et des savons. Les enfants yézidis n’ont absolument aucun jouet sur place, c’est donc en nuées qu’ils viennent aider à décharger les deux voitures qui se sont engoufrées dans le camp. Un moment rare de partage et de charité.

Ce moment est complété par une grande annonce pour nos bénévoles. Les préparatifs de la deuxième cabine médicalisée avancent. Elle sera délivrée dans quelques jours à proximité de Duhok dans un village de la vallée. Vous pourrez bien entendu en voir images et récits. Il ne faut cependant pas perdre de temps à trop de réjouissances. Une nouvelle livraison de 700 dollars de médicaments vient d’arriver en grande quantité car le pharmacien a décidé de s’associer à l’association pour soigner quelques plaies de ses frères irakiens. Les bénévoles en conservent certains pour les répartir dans les camps et apportent le reste à Mar Shimmony.

Les visites dans le camp sont des expériences paradoxales : si notre cabine médicalisée fonctionne à plein régimd avec une foule constante autour de l’espace de consultation et de premiers soins, de nouveaux besoins apparaissent sans cesse. Plus de 750 familles vivent dans le camp avec neuf douches et six toilettes. Un jour pour les femmes, le lendemain pour les hommes afin de pouvoir préserver une certaine intimité et de ne pas innonder les tentes alentours. Et encore, au départ des volontaires de SOS chrétiens d’Orient, des femmes shaebecks se présentent à 21H et peuvent se laver grâce à la générosité des chrétiens. Un prêtre interpelle nos volontaires : détergents et produits hygiéniques manquent cruellement et aucune viande n’est plus distribuée. SOS Chrétiens d’Orient tentera de répondre à ces besoins au plus vite. Un vétéran des guerres Iran-Irak montre ces cicatrices, notamment deux par balles. Il est 21H30 et il y a encore beaucoup à faire. Un projet d’une nouvelle cabine pour Mar Shimmony est à l’étude. Grâce à vous !

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Jour 11

Onzième jour de la mission Pour Qu’ils Vivent auprès des réfugiés chrétiens en Irak. Les volontaires de SOS chrétiens d’Orient ont oeuvré dans la matinée à répondre à deux besoins urgents exprimés par les responsables du camp de réfugiés de Mar Shimmony. La préservation de l’hygiène est d’une importance cruciale dans de telles structures où la misère humaine en dispute à la surpopulation. Aussi notre association a-t-elle décidé d’approvisionner le camp en détergents, crèmes lavantes, savons, shampoings, chlore et autres éléments permettant de conserver autant que possible les conditions de vie de nos frères chrétiens.

La nourriture demeure toutefois un besoin essentiel pour les habitants des tentes et autres abris de fortune. Devant la pénurie de viande, les bénévoles ont donc choisi d’apporter des caisses de poulets congelés afin d’ajouter un élément carné au menus des réfugiés. Le médecin responsable de donner un grand signe de satisfaction aux volontaires : “Vous êtes la seule structure à répondre aussi rapondement à nos besoins quand nous les exprimons dans l’urgence”. C’est donc forte de ce bel encouragement que notre équipe a continué son labeur.

Il s’agissait de paufiner encore la cabine médicalisée qui sert aujourd’hui au delà du camp de Mar Shimmony. Certains infirmiers avaient indiqué combien un appareil d’assistance respiratoire pourrait leur être utile. Une demande rapidement comblée par les bénévoles heureux de vérifier encore combien cette cabine a transformé le quotidien des personnels soignants sur place.

SOS Chrétiens d’orient bénéficie dans son travail d’urgence des liens forts tissés lors des précédentes missions. Le chaufeur de la précédente mission L’Orient avec Saint Charbel a ainsi profité de la présence de nos volontaires pour leur faire découvrir les “progrès” faits dans l’immeuble en construction jouxtant la cathédrale Mar Youssef qui sert de centre de réfugiés aux exilés du village de Kerlemnès. Là de simples baches forment des étages privatifs, à l’étage un coiffeur de fortune s’installe, les files s’accumulent pour attendre le repas du soir. Entre solidarité et misère abyssale, ces immeubles transformés en résident pour des miliers de familles sont des lieux particulièrement saisissants.

Les tracatations continuent pour les jours à venir. Il y a tant à faire. La décision est prise : SOS Chrétiens d’Orient restera présent au Kurdistan encore huit jours. Huit jours pour tenter d’atténuer un peu la souffrance des réfugiés de la plaine de Ninive.

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Jours 12 et 13

Alors que 40 chrétiens irakiens arrivaient en France, une trentaine est parvenue difficilement à rejoindre Ankawa depuis Qaraqosh à pied. Les rumeurs deviennent insistantes en ce qui concerne d’importants mouvements de troupes islamistes dans la ville chrétienne. Une centaine de personnes sont encores prises au piège de l’occupation djihadiste.

Cette douzième journée de la mission Pour Qu’ils Vivent est marquée du sceau du témoignage. Nos volontaires ont pris le temps d’écouter les familles, la douleur de savoir tout les souvenirs d’une vie aux mains d’occupants barbares, le désespoir, les nouvelles des voisins qui émigrent en Jordanie, au Liban, aux Etats-Unis ou en Australie. Les plaies sont là que l’aide internationale met beaucoup de temps à refermer.

A la consternation succèdent les questions : les enfants pourront ils reprendre l’école ? Les réfugiés chrétiens pourront ils trouver du travail à Erbil où le coût de la vie est nettement plus important que dans la plaine de Ninive ? Et ces petits riens qui symbolisent toute une existence, qu’en font actuellement les combattants de l’EIIL?

Au milieu de cette consternation le charme de l’humour irakien refait surface. Un jeune pharmacologue tient à raconter son histoire à nos bénévoles. Le jour de la prise de Mossoul, il devait travaillé à l’hopîtal de la ville jusqu’à une heure de l’après-midi. A son arrivée dans la ville, il fût pris d’une violente indigestion et décida de s’en retourner en taxi à Qaraqosh. Sa voiture fût la dernière à pouvoir passer avant que l’armée irakienne ne bloque la sortie de la ville par peur du chaos.

Mais la récolte de ces témoignages qui font le prix des missions concrètes de SOS chrétiens d’Orient ne pouvait s’éterniser. En effet le treizième jour de mission devait être épuisant. A cinq heures du matin nos volontaires se levèrent afin d’embarquer dans un pick-up en direction de Mangesh, un village chrétien de la province de Duhok qui avait déjà reçu notre association à l’occasion de Pâques en Irak.

Les vrombissement de la voiture en disputent à la vitesse sur la route. Dans cette folle échappée et en considérant la qualité de la route irakienne, l’expérience est impressionante. D’autant plus que le cadre montagneux et l’avancée dans la campagne présagent des paysages tourmentés et imposants. A 8h30 les bénévoles avalent un petit déjeuner local : soupe de lentilles et bouillon de boeuf accompagnés de l’habituel thé à la turque. Il leur faut des forces car leur marathon n’est pas terminé.

Arrivés à la ville, les volontaires de Pour Qu’ils Vivent rencontrent le maire, une femme, qui présente d’emblée la situation. Plus de 2500 familles s’entassent dans les contours officiels de son agglomération, en dehors il est impossible de les compter. Il y a des chrétiens en grande majorité, mais aussi des yezidis et des kurdes du mont Sinjar. Devant l’urgence, la mise à disposition par notre association d’une cabine médicalisée ravie les autorités. L’équipée se rend donc à Duhok afin de vérifier l’avancement des travaux de la cabine. Verdict : elle pourra être livrée et commencera à fonctionner dès lundi prochain.

Les bénévoles se rendent ensuite auprès du responsable du district qui stocke l’ensemble des aides alimentaires et matérielles. Celui-ci se félicite du choix de la cabine médicalisée : elle est encore plus grande que celle de Mar Shimmony. Il s’excuse néanmoins de devoir insister pour demander une aide accrue pour les familles présentes dans la ville. Une mise à disposition de plaques de cuisson est actuellement en préparation. Encore une fois, la réactivité de l’association convainct les organisateurs locaux.

Il ne faut cependant pas crier victoire trop rapidement. Une rencontre avec le prêtre gérant les réfugiés chrétiens s’impose afin d’organiser le roulement des équipes médicales dans la caravane. Après de longues conversations chacun se réjouit de la livraison à venir. A vrai dire, un rien ferait exulter les réfugiés ici. Près de 495 familles chrétiennes sont directement sous la responsabilité du père. Un évêque syriaque orthodoxe des environs de Mar Matti a même trouvé refuge ici. La foule se presse autour des volontaires entre joie et curiosité.

La route du retour s’annonce longue après une journée épuisante. Elle est surtout bouleversante. Dans les bas-côtés, sous les ponts, dans les ruines, partout aux alentours des tentes ou de simples bâches tirées entre quelques arbres servent de résidence aux réfugiés qui excèdent en nombre les capacités d’accueil de la région. Mangesh signifie : celui qui touche. Alors ouvrons nos coeurs.

 

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Jours 14 et 15

En ce Dimanche, une seule certitude accompagne le début de la journée, le clergé d’Ankawa aura des difficultés à célébrer un nombre suffisant de messes pour que l’ensemble des réfugiés chrétiens de la plaine de Ninive puisse communier. La détresse ne disparait cependant pas en ce Dimanche, elle devra simplement accepter d’être intégralement dépassée par les chants et les prières des assemblées impressionnantes qui emplissent les églises.

La mission Pour Qu’ils Vivent ne s’autorisera aucun repos dominical. Les besoins s’accumulent et l’urgence ne cesse d’être de plus en plus criante sur le terrain. Aujourd’hui ce sont les habitants de Kerlemnès qui appellent nos bénévoles. Ils vivent entassés dans un immeuble en construction à proximité de Mar Youssef. Ils manquent de tout mais une crise grave se profile : l’eau vient à manquer pour les jours à venir. Fidèle à sa réputation de réactivité, SOS Chrétiens d’Orient parvient à organiser la livraison de 1300 douzaines de bouteilles d’eau d’un demi litre pour le mardi suivant. 200 autres iront pour le centre de réfugiés yézidis.

Mais ce n’est pas la seule urgence qui menace le quotidien des 2500 habitants de l’immeuble et de ses dépendances : les couches et le lait pour enfants sont absents. L’association délivrera plus de 50 lots de couche et une quarantaine de récipients de lait en poudre s’étendant de la naissance à un an, puis de mixtures adaptées au jeune âge. L’heure de la messe approche, un peu trop rapidement d’ailleurs pour que les bénévoles parviennent à entrer plus avant que la porte dans l’église. Les privations et les malheurs n’ont visiblement faits que renforcer la belle foi des chrétiens irakiens.

La soirée est consacrée à un dîner avec le chauffeur de la mission l’Orient avec Saint Charbel qui raconte la fierté d’avoir conduit notre équipe, et montre, les larmes aux yeux, les photos de nos volontaires dans sa maison désormais aux mains des islamistes. Douleurs, espérance et nostalgie envahissent le sommeil de Pour Qu’ils Vivent. Le quinzième jour sera important pour cette mission d’urgence de SOS Chrétiens d’Orient en Irak.

Les bénévoles s’éveillent à cinq heures pour prendre la route de Mengesh au cœur des montagnes irakiennes. Vitesse, chaleur étouffante, et manque de sommeil finissent d’épuiser l’équipée. Les paysage montagneux sont somptueux et présentent un havre de fraicheur inattendu : une rivière à l’eau parfaitement claire permet à la mission de connaître un bref mais salvateur instant de détente.

L’arrivée à Mengesh est particulièrement touchante : l’ensemble des autorités du village est présent, le prêtre prie avec les bénévoles afin que la vierge protège l’ensemble des partis prenantes du projet les enfants s’étonnent de cette nouvelle installation dans le village. Le déjeuner se déroule dans la joie mais aussi dans le travail, le responsable du district est venu afin de préciser les roulements des équipes médicales qui travailleront au sein de la cabine médicalisée.

Il en profite d’ailleurs pour demander l’aide de l’association. La conservation de l’eau et des médicaments est rendue complexe par l’absence d’équipements. Une livraison d’un gros réfrigérateur et de 10 petits permettra de combler les besoins dans l’urgence. La commande est prise, et le pick up de l’association s’élance vers Duhok afin d’équiper la cabine et de satisfaire la demande. Les négociations prendront l’ensemble de l’après-midi et les volontaires ne pourront rentrer qu’à 22h et distribuer les étagères, frigos, bureaux, chaises, lits d’examination. 1 000 euros de médicament sont également distribués.

La journée se termine autour du maire de la ville qui offre son jardin pour une nuit à la belle étoile aux volontaires de Pour Qu’ils Vivent. Demain ils se lèveront à six heures. La mission continue avec d’autant plus de motivation que les dons réunis permettent dès cette nuit de changer très directement la vie des 2500 réfugiés de Mengesh.

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Jours 17 et 18

L’équipe de SOS Chrétiens d’Orient en Irak s’éveille au petit matin devant les splendides hauteurs de Mengesh. La nuit se fît à la belle étoile, à proximité d’une ravissante statut de la vierge qui orne le jardin de Madame le Maire de Mengesh. Le calme du réveil tranche avec les furies habituelles d’Erbil. Ce rare moment de quiétude ne doit cependant pas durer tant les complexités administratives du Kurdistan demandent l’attention complète des volontaires de la mission Pour Qu’ils Vivent.

Les discussions tournent également autour des possibles projets à venir de l’association à Mengesh. Ici tout reste à faire : assistance médicale, soin des réfugiés, solutions de logement pour les yézidis, protection du froid. Madame le maire remercie les volontaires en affirmant que l’action de l’association lui redonne une grande estime de la France et des Français, seuls étrangers ou preque à être venus jusqu’aux confins du district de Duhok.

C’est avec la certitude que bien des actions sont à mener ici que les bénévoles reprennent la route à très vive allure vers Ankawa. Les quatre heures de route dans la chaleur étouffante de l’Irak sont une véritable épreuve physique mais la conviction de changer concrètement la vie des réfugiés chrétiens irakiens prime. Les voilà arrivés pour un rendez vous d’importance. Un chirurgien de Bartellah, une ville de la plaine de Ninive voisine de Qaraqosh, les attend afin d’échanger sur la situation difficile des opérations ici. La place manque, à l’image de l’équipement. Encore une fois, le même cri revient : pourquoi aucune force ne vient elle au secours des villages de Ninive aux mains des islamistes ?

Il faut dire que les nouvelles horribles s’accumulent. Dans la soirée, les volontaires apprennent ainsi qu’un des soldats de l’EIIL à Qaraqosh a appelé un chef de clan pour le narguer. Il osait : Grâce à Dieu nous avons tout pris ici, sauf vos femmes que vous êtes parvenus à sauver. Cela nous remémore cette scène du retour, notre chauffeur rencontrant une femme de sa famille avait du la réconforter après lui avoir apris qu’elle serait chanceuse si une seule des pierres de sa maison tenait encore debout à Qaraqosh. La détresse des réfugiés est infinie.

Le dix-septième jour de la mission Pour Qu’ils Vivent fut aussi très chargé. La matinée devait être consacrée à l’organisation d’une très importante commande d’eau pour les réfugiés de l’immeuble en construction à proximité de Mar Youssef. Les détails et les négociations sont serrés car l’ensemble de la ville manque d’eau actuellement.

La suite de la journée se poursuivra par deux moments d’une grande joie. Les volontaires de SOS chrétiens d’Orient ont rendu visite à la cabine médicalisée du camp de Mar Shimmony. Près de 500 personnes en fréquentent la pharmarcie chaque jour sans compter les malades en soin urgent dans l’autre partie. L’accueil des habitants est évidemment très chaleureux après de changement énorme fait dans leur quotidien grâce à nos donateurs.

Enfin nos bénévoles ont procédé à la livraison sur commande du père responsable du camp des réfugiés de Kerlemnès d’un système de projection vidéo afin de permettre un enseignement du catéchisme et des distractions aux enfants enfermés dans le chaos bruyant et suffocant d’un immeuble en construction au quotidien. La soirée sera consacrée à des rencontres préparatoires aux projets à venir de l’association dans la région. Vous l’aurez compris, ils ont encore, et plus que jamais, besoin de vous !

 

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