L’Orient avec Saint Charbel

L’Orient avec Saint Charbel . La nouvelle mission de SOS chrétiens d’Orient !

 

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Jour 8

Notre équipe se lève aux aurores afin d’assister à la messe à la cathédrale chaldéenne d’Erbil Mar Joseph à 6h30 le matin. Malgré l’horaire très matinal, l’assistance est très nombreuse et recueillie.

Nous prenons ensuite la direction du monastère de Mar Matti. Après de nombreux contrôles et barrages, nous apercevons enfin le monastère où nous avions fêté Pâques il y a quelques mois. Mar Matti se situe à flanc de montagne, au-dessus de la plaine de Ninive où se trouve la grande ville de Mossoul occupée par les milices de l’Etat islamique et que l’on peut distinguer à travers la brume de chaleur depuis l’entrée du monastère.

A peine avons nous franchi le seuil que nous sommes entourés de nombreux réfugiés de Mossoul qui se pressent pour nous raconter leur histoire. Toujours reviennent les mêmes faits tragiques et la même conclusion: en dépit de tous leurs efforts pour rester chez eux, ils ont finalement du abandonner tous leurs biens afin de ne pas être exécutés… et car ils refusaient de se convertir.

Les moines syriaques orthodoxes de Mar Matti accueillent actuellement 60 familles de réfugiés, ce qui correspond à la capacité d’accueil maximale des lieux. Les moines ont organisé la vie de ce camp improvisé de manière très stricte. Certains réfugiés s’en plaignent mais l’objectif des moines est d’éviter tout gaspillage puisqu’il est impossible de prévoir combien de temps cette situation se prolongera. Rabban Youssef, le vice-recteur, nous explique les difficultés matérielles auxquelles il est confronté. Pénurie de gaz pour cuisiner, pénurie d’eau potable qu’il faut aller chercher en camion-citerne (la source du monastère étant insuffisante pour suffire aux besoins d’autant d’hôtes), gestion des denrées alimentaires… Notre équipe va étudier tout cela afin d’apporter dès le lendemain une aide d’urgence à ces réfugiés.

Nous reprenons la route en direction de Qaraqosh, la grande ville chrétienne de la plaine de Ninive, très proche de la ligne de front entre les troupes kurdes et celles de l’Etat islamique. Nous sommes reçus par Monseigneur Yohanna Putrus Mouche, évêque syriaque catholique de Mossoul, dont le siège est depuis plusieurs années à Qaraqosh. Nous sommes heureux de le retrouver en bonne santé, après notre première rencontre lors de l’opération Pâques en Irak. Un long entretien de plusieurs heures nous permet d’y voire plus clair sur un projet que nous avons lancé il y a plusieurs semaines: le forage d’un puits profond afin d’améliorer l’alimentation en eau potable de la ville. En effet, Qaraqosh était alimentée en eau (et en électricité) depuis Mossoul. Depuis la prise de la ville par les djihadistes, la pénurie est constante et l’approvisionnement en eau est un véritable parcours du combattant pour les habitants.

Quatre puits ont déjà été creusés en urgence et trois sont en cours de forage. Nous demandons à visiter les installations déjà existantes afin de nous rendre compte de l’ampleur des travaux. Nous sommes impressionnés par la qualité des installations et sommes confortés dans notre volonté de poursuivre cet effort.

Nous finançons la construction d’un nouveau puits de plus de 120 mètres de profondeur, ainsi que toute l’installation qui va avec, notamment les deux puissantes pompes et les six cuves de 30.000 litres chacune. Grâce à nous, le forage pourra commencer dans quelques jours et le puits devrait permettre l’alimentation en eau du village voisin de Karmles. Le retour de l’eau courante sera un véritable soulagement pour les habitants de ce petit bourg chrétien et les conforter dans leur volonté de rester sur place. Ce projet coûte 25.000 dollars. Nous en avons déjà réunis 7.000. Il nous manque donc encore 18.000 dollars et nous avons besoin de l’aide de chacun afin de le mener à son terme. Les chrétiens de Qaraqosh et de Karmles comptent sur votre générosité!

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Jour 7

Nos bénévoles ont commencé leur journée en apportant des denrées alimentaires aux réfugiés de l’église d’Oum Nour, visités la veille. Pendant le déchargement, une partie des bénévoles en a profité pour jouer avec quelques enfants présents, parfois timides mais heureux de s’éloigner un instant des inquiétudes des adultes. Les bénévoles sont ensuite retournés chez le commerçant d’Erbil pour la réception des 225 plaques de cuisson, qu’il a fallu compter et charger dans une camionnette conduite par un chauffeur kurde. Après les différentes négociations, ils ont enfin pu les apporter au camp de réfugiés.

En deux jours, nos bénévoles ont pu constater l’apparition de nombreuses nouvelles tentes et l’amoncellement de déchets plastiques éparpillés par le vent. Les cuisinières sont déchargées à l’arrière du camp et seront réparties entre les différentes familles par les autorités, afin d’éviter les tensions palpables lors des distributions. Nos bénévoles ont également laissés quelques jouets pour les enfants qui se sont précipités vers la tente à la vue des petites voitures et des poupées. Les bénévoles quittent le camp heureux de voir sourire ces enfants si chaleureux et attachants.

La journée est déjà bien entamée lorsque nos bénévoles se rendent dans la plaine de Ninive. A une vingtaine kilomètre de Mossoul, ils sont invités à déjeuner dans la famille de leur chauffeur. Ils font la connaissance de ses 4 enfants, son beau-père et des cousins, dont le petit Charbel. Ce déjeuner est l’occasion de témoignages forts, notamment de la part de sa fille de 13 ans, décidée à rester dans leur maison plutôt que de fuir à Erbil. Son fils aîné est quant à lui « prêt à se défendre ».

Après cette magnifique rencontre, les bénévoles ont visité la grande église du village et fait la connaissance du prêtre autour d’un thé, inquiet du départ d’un grand nombre de ses fidèles, et qui organise lui-même la défense du village. A la sortie du village, ils ont pu se recueillir dans le sanctuaire de sainte Barbe, puis visiter l’église de Bartellah. Le prêtre est soucieux du manque d’eau potable pour les 73 familles qu’il a recueillies. Le village a connu un mois de pénurie, l’eau venant de la zone contrôlée par l’Etat islamique La communauté a creusé des puits à plusieurs reprises mais sans trouver d’eau potable. Ces différents récits montrent aux bénévoles que la survie des chrétiens dans la région demande de nombreux aménagements en eau, électricité et infrastructures.

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Jour 6

Nous avons passé la matinée chez les commerçants d’Erbil afin d’acheter des plaques de cuisson à gaz pour le camp de réfugiés visité la veille. Après plusieurs heures de comparaisons et d’âpres négociations, nous finissons par obtenir un bon prix qui nous permet d’en acquérir 210.

Après une rapide collation, nous reprenons la route afin de rendre visite au monastère syriaque orthodoxe de Mar Matti, dans la région de Ninive, où nous avions passé le Triduum pascal. Ce monastère accueille actuellement de nombreux réfugiés que nous souhaitons aider. Les checkpoints sont particulièrement nombreux sur la route aujourd’hui. Lors d’un nouveau barrage, les soldats kurdes ne laissent passer aucun véhicule et ordonnent de faire demi-tour. En réponse à nos interrogations, l’un d’eux nous expliquent que les autorités kurdes craignent une offensive de l’Etat islamique à l’occasion des fêtes de la fin du ramadan. La route de Qaraqosh et de la plaine de Ninive nous est donc aujourd’hui fermée. L’attente au point de contrôle pour reprendre la direction d’Erbil est interminable, sous une chaleur de plomb (46 degrés à l’ombre), car les réfugiés continuent d’affluer depuis les territoires contrôlés par l’Etat islamique.

De retour à Erbil-Ainkawa, nous nous rendons à l’église syriaque orthodoxe d’Oum Mour qui accueillent de nombreux réfugiés. La paroisse s’occupe actuellement de 340 familles arrivées récemment de Mossoul, dont 28 sont encore actuellement logées dans le sous-sol de l’église. Les autres ont pu être relogées, souvent de manière très sommaire (10 familles par maison en moyenne). Nous discutons longuement avec le prêtre afin d’évaluer les besoins des réfugiés, avant d’échanger avec les jeunes gens habitant dans le sous-sol.

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Jour 5

L’équipe de volontaires de l’Orient avec saint Charbel est désormais au complet pour sa mission en Irak. Et fort heureusement car cette cinquième journée de présence auprès des chrétiens orientaux devait être forte en rencontres. Elle commença tout d’abord par une longue discussion des bénévoles n’ayant jamais été en Irak avec notre guide afin de mieux comprendre les réalités complexes qui se font jour en Mésopotamie : place et histoire du Kurdistan, migrations des communautés chrétiennes, situation politique de l’Irak.

Une présentation qui arriva fort à propos puisque quelques instants plus tard, l’équipe de SOS chrétiens d’Orient se joignait aux communautés chrétiennes réfugiées à Erbil pour manifester devant l’antenne des Nations Unies. Leur slogan était évocateur : WE WILL STAY, UN, UN TAKE ACTION. Les volontaires purent aussi lire sur les banderoles : ne laissez pas la civilisation mourir sur la terre où elle a commencé”.

A l’occasion de ce rassemblement, des dignitaires musulmans irakiens se joignirent aux manifestants pour dénoncer les horreurs commises par l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). La mission l’Orient avec saint Charbel pût ainsi rencontrer un couple émigré de Mossoul décrivant avec amertume le son des pick-up ayant défilé dans la ville pour annoncer le programme des islamistes : que les chrétiens s’en aillent en laissant leurs biens, qu’ils se convertissent ou qu’ils payent l’impôt spécial aux musulmans de la ville.

Partout des récits évoquent les voitures volées par les barrages islamistes, l’argent dérobé au point que certains n’avaient plus même de quoi prendre un taxi, la disparition des objets, des souvenirs. Mais le comble du dénûment n’était cependant pas là. Quelques instants après la fin de la manifestation, les volontaires purent visiter un camp de réfugiés de Mossoul et Tikrit dans la région d’Erbil. Si les autorités kurdes semblent faire leur maximum pour assurer l’ordre du camp, les tentes s’y dressent tout de même par centaines sous une chaleur atteignant les cinquante degrés. Des familles s’y entassent provenant de l’ensemble des zones irakiennes actuellement occupées ou sous le feu de l’EIIL. Le quotidien est une désolation avec des jeunes sans jeu, et doutant de l’avenir.

Nos bénévoles purent donner un moment de chaleur aux enfants en partageant danses, chansons et amusements avec les petites filles notamment. Quelques conversations permirent de saisir les drames vécus par les populations déplacées en Irak. Mieux, un enfant dont l’hospitalisation devenait urgente pût être accompagné par les volontaires jusqu’à une ambulance. Les six volontaires de l’Orient avec saint Charbel seront bientôt de retour dans le camp. L’occasion de retrouver ces sourires enfantins qui font parfois oublier la douleur extrême de ces familles.

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Jour 2 et 3 : Notre Dame du Liban et les réfugiés syriens de Zahlé.

Nos descendons la route pentue et brumeuse d’Annaya vers Jbail. Là, les merveilles d’une ville bordée par la mer et héritière de plusieurs civilisations nous attendent. Ce passage au Liban de l’Orient avec saint Charbel est l’occasion pour nos bénévoles de découvrir plus avant la chrétienté maronite et notamment la très belle cathédrale saint Jean-Marc. Jbail possède aussi les vestiges d’un superbe château autrefois bâti par les templiers. Là encore la mémoire rencontre l’action de l’association et les volontaires vont à la découverte d’un héritage fort, détenu par la chrétienté orientale.

Mais la journée est loin d’être terminée. Après les merveilles de dévotion approchées à Annaya, les bénévoles finissent par s’engouffrer dans un bus cahotant sur la route de Jounieh, qui va de Jbail à Beyrouth, afin de découvrir enfin le village d’Harissa et Notre Dame du Liban. Dans ce sanctuaire, des Libanais de conditions et d’âges divers sont présents. De riches Libanais côtoient des employés de maison, montant au rythme de leurs prières les mêmes marches conduisant à la statue, priant avec ferveur en touchant son socle.

Nos quatre cierges déposés au départ étaient là pour représenter tous ceux qui ont participé à notre neuvaine ou qui continuent de prier pour nous. Peut-être étaient-ils également pour ces Libanaises expatriées qui nous expliquent l’importance pour elles de notre démarche et leur prise de conscience . Elles affirment en effet tenir davantage à la transmission de la foi dans l’éducation de leurs enfants et mettent en avant l’importance de la solidarité au sein de la communauté orientale.

Cette solidarité que les volontaires allaient toucher rapidement puisqu’ils rejoignirent Armel, un expatrié français désireux de prêter main forte à leur action. Au dîner, l’expérience des pélerinages et des amitiés, des diverses expériences des chrétiens d’Orient forge un esprit fantastique qui présage de nouveaux projets au Liban.

Le sommeil ne fût pas de trop pour les bénévoles qui se réveillèrent à l’aube d’une journée particulièrement forte. SOS chrétiens d’Orient se rendait en effet à la rencontre de l’évêché grec catholique de Zahlé dans la Bekaa. Mgr Darwish accueillit les bénévoles avec une bonhommie et une franchise remarquables. Sa jeune équipe de coordinnateurs de l’aide social avait organisé une véritable course contre la montre afin que l’Orient avec saint Charbel puisse à la fois découvrir la magnifique cathédrale et aller à la rencontre des familles syriennes réfugiées dans la ville.

L’étendu du travail à faire sur place est tellement importante qu’une amie de l’association ayant rejoint les bénévoles a été missionée pour retourner faire un rapport des conditions de vie de ces familles. Leurs révélations sont édifiantes : les familles chrétiennes seraient interdites d’inscription et donc privées d’aide auprès de l’ONU dans la région. Celle ci ne soutenant que les réfugiés musulmans. Et pourtant ces familles syriennes vivent entassées dans des pièces peu salubres, avec une électricité chancellante et des loyers exorbitants pour leurs moyens.

Les images de maisons dévastées et le récit des violences subies par leurs proches glace quelque instant nos bénévoles. Fort heureusement, leur départ est égayé par quelques jeunes jouant à la marelle aux alentours et auxquelles se mêlent deux bénévoles heureuses de retomber en enfance. Un moment simple, beaucoup de sourires, et encore un exemple de la priorité du contact humain et concret afin de retisser un lien solide entre la France et les chrétiens d’Orient. Nos volontaires rejoignent Armel, qui organisa encore quelques belles rencontres qui devaient émailler les heures à venir.

Ps : Nos bénévoles sont bien
arrivés en Irak. Déjà des témoignages âpres. Continuez à vous
mobiliser !

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Jour 1 : L’Orient avec saint Charbel.

Une partie des membres de la mission l’Orient avec saint Charbel s’est envolée hier en direction du Liban, première étape du périple qui les conduira au plus près des chrétiens victimes des persécutions les plus atroces en Irak. L’actualité brûlante ne pouvait qu’aviver leur ferme volonté d’aller au plus près de nos frères orientaux qui souffrent mais aussi d’ancrer cette mission au plus profond de l’inspiration de l’ermite libanais.

A 5h ce matin, ils embarquaient à Amman, après une longue nuit de transit marquée pour la plupart par le premier contact avec le monde oriental. Sans doute ne se
doutaient-ils pas qu’ils connaitraient une première journée intense pour inaugurer leur mission : à 8h, après quelques complications à la frontière libanaise, les volontaires s’installaient dans une voiture en direction d’Annaya. Annaya se perche au sommet d’un paysage montagneux sublime qui monte depuis Byblos jusqu’à
l’ermitage de saint Charbel : la route est chrétienne et parsemée des affiches à la gloire de saint Charbel, saint Maron ou encore sainte Rafqa.

La foule était importante : ce dimanche 20 juillet, c’est tout le Liban qui fête le saint que l’Eglise lui a désigné comme étant l’incarnation de la belle foi maronite. Des familles en nombre, de jeunes couples partageant ce moment d’identité chrétienne, des moines maronites et une…équipe de jeunes français vinrent emplire une Eglise en émoi pour chanter  les louanges du saint.

Emoi d’autant plus palpable que les chrétiens libanais éprouvent et redoutent les évènements actuels au Proche Orient. Dans l’homélie, mention fût faite des déclarations récentes de Mgr Sako, patriarche chaldéen résidant à Bagdad, mais également de la dangerosité de la vacuité de la présidence pour cause de mésentente des chrétiens, sans oublier le fléau d’Isis. A chaque entrée du monastère, gardes privés et soldats de l’armée libanaise étaient sous tension. Pourtant ce fût bien la foi qui l’emporta et avec elle, sans doute, la mission de SOS chrétiens  d’Orient. Les maronites libanais s’assemblaient pour exprimer l’espérance en Dieu et en un saint particulièrement vénéré. Le musée abritant ses reliques n’a pas désempli de la journée. Les fidèles s’y procurant de l’huile sainte suintant du cercueil de Charbel, un peu d’eau bénite, et plaquant des pièces de monnaie sur la vitre de la salle ou repose son cercueil. Une vénération saisissante qui fait sans doute toute la vigueur de la foi libanaise. Et une superbe inspiration pour les volontaires qui en contemplant la vallée se préparent déjà à l’émouvante rencontre avec les familles irakiennes récemment  chassées de Mossoul. Ils ne purent qu’y ressentir avec plus de force le bel élan de prière qui s’est associé à la neuvaine à saint Charbel lancée par l’association. Avec lui, ils parviendront à assister au mieux ceux qui aujourd’hui crient aux Français la nécessité de se souvenir du lien charnel qui unit notre pays à la chrétienté orientale.

Devant l’urgence de la situation en Irak, et en considérant que les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient seront dans peu d’heures sur place, nous vous rappelons que vous pouvez aider concrètement à restaurer ce lien en participant à cette cagnotte et en la faisant connaître. Chacun peut se faire l’ouvrier d’un lien renouvelé avec nos frères aînés dans la foi qui sont persécutés en Orient.

Ils parlent de la mission :

Boulevard Voltaire :

Le Salon Beige :

Neuvaine à Saint Charbel

Nouvelles de France :

Participez à L’Orient avec Saint Charbel

Valeurs Actuelles :

Les chrétiens d’irak refusent l’exode

Famille Chrétienne

SOS Chrétiens d’Orient : retisser un lien entre les chrétiens français et orientaux

Radio Notre Dame.

Rencontre avec SOS Chrétiens d’Orient

 

Sous le signe de saint Charbel.

SOS Chrétiens d’Orient a choisi de placer ses missions sous le patronage de saint Charbel. Fidèles à notre volonté d’inscrire notre œuvrer dans la charité chrétienne, nous avons trouvé en l’ermite libanais une source d’inspiration afin d’aider fraternellement les chrétiens d’Orient. L’érémitisme est une tradition orientale remontant à saint Antoine qui continue d’incarner une des plus grandes richesses de la chrétienté orientale, elle est par ailleurs un abandon à l’effort et à l’espérance qui marque le quotidien des chrétiens irakiens. Puissent nos prières à saint Charbel continuer à soutenir notre action et nous rapprocher toujours davantage de la vie des chrétiens que nous rencontrons. Sa popularité et le nombre de ses miracles ne peuvent qu’être la source d’une sainte espérance.

Sa vie
Joseph naît le 8 mai 1828, orphelin de père, il doit pendant son enfance aider sa mère dans les tâches familiales. Un jour, Joseph décide de suivre un oncle moine, et se consacre à l’approfondissement de sa foi. Il devient Charbel le 8 août 1851. Sa mère et son oncle, tentent à de très nombreuses reprises de le ramener au village, mais la route de la sainteté de Charbel exige de lui un abandon complet, il multiplie donc les stratagèmes pour échapper à sa famille.
Charbel prononce ses vœux solennels le 1er novembre 1853 dans l’ordre libanais maronite. Son ermitage culmine à 1328 mètres d’altitude, il y occupe pendant des décennies une cellule de trois mètres sur deux.

Paul VI préside à sa béatification et l’ermite est canonisé le 9 octobre 1977. Charbel a accompli de nombreux miracles : à de multiples reprises il protège son monastère des invasions de sauterelles (un village chiite en vient à demander son secours). Une nuit, alors qu’un intendant se moque de lui en emplissant sa lampe d’eau à la place d’huile, Charbel la fait se consumer jusqu’au matin. Les guérisons, elles aussi, sont innombrables : en 1873 un enfant est sauvé de la typhoïde. Paralysie, aveuglements, folies, pas un trouble n’aura résisté à une guérison de saint Charbel.

Ses enseignements
Saint Charbel s’inscrit dans la vaste tradition de l’érémitisme oriental. On dit de lui « qu’il a abandonné le monde pour se consacrer à Dieu qui signifiait tout pour lui ».

De la vie de Charbel se dégagent trois vertus

I) Le travail
« Chaque fois qu’on perdait le Père Charbel, on le retrouvait à l’Eglise devant le Saint Sacrement, en extase. On entendait sans cesse ses soupirs, ses gémissements, le murmure de son oraison, son visage inspirait le recueillement et le respect. »
Charbel était comme mort à ce monde. Les ermites maronites s’interdisent de croiser le regard des femmes et s’astreignent aux tâches agricoles les plus laborieuses. La vie de Charbel n’est pas compréhensible sans en concevoir la douleur quotidienne : les travaux des champs jusqu’à l’épuisement et le combat spirituel permanent pour offrir ce quotidien au Christ.

II) L’abandon
Charbel a vécu dans un esprit de complet abandon. D’une incroyable obéissance, il attendait que le frère chargé de l’assister lui commande de manger avant de prendre son repas. Sa vie n’est qu’ascèse :

« Sa paillasse, couverte d’une sorte de tapis tissé de pertes de chèvres, était rembourrée de feuilles de galle, et de chêne, avec des écorces d’arbres et le tout était couvert d’une vieille étoffe en feutre. Une bûche, enroulée dans un chiffon brun, tiré d’un vieil habit, constituait son oreiller. Sur cette couche très rude, sans matelas ni couverture, il dormait, été comme hiver ».

Charbel n’a de cesse de servir ses frères, il parcourt parfois des dizaines de kilomètres à l’appel de villages reculés afin de prier pour un enfant malade ou un mari blessé.
Dans son homélie de la canonisation du saint, Paul VI répond, à ceux qui seraient irrités par un tel abandon :

« Le style de vie de ces religieux, de ces moines, de ces ermites n’est pas proposé à tous comme un charisme imitable; mais à l’état pur, d’une façon radicale, ils incarnent un esprit dont nul fidèle du Christ n’est dispensé, ils exercent une fonction dont l’Eglise ne saurait se passer, ils rappellent un chemin salutaire pour tous. »

III) L’espérance.
« Devant les désastres, il ne s’alarmait pas, répétant son expression habituelle : que sa volonté soit faite. »

Saint Charbel est un maître d’espérance qui meurt à la même époque que sainte Thérèse en France. Il témoigne par son détachement du monde terrestre combien l’obéissance, le labeur et l’abandon peuvent faire naître les plus grands lendemains.
Dans son homélie, Paul VI montre également le sens de cette espérance :

« Qu’il intercède pour ses frères de l’ordre libanais maronite, et pour toute I’Eglise maronite, dont chacun connaît les mérites et les épreuves! Qu’il intercède pour le cher pays du Liban, qu’il l’aide à surmonter les difficultés de l’heure, à panser les plaies encore vives, à marcher dans l’espérance! Qu’il le soutienne et l’oriente sur la bonne et juste voie(…)Que sa lumière brille au-dessus d’Annaya, ralliant les hommes dans la concorde et les attirant vers Dieu, qu’il contemple désormais dans la félicité éternelle! Amen! »

Aujourd’hui le culte de saint Charbel est toujours particulièrement prégnant. « Ces gens provenaient de toutes les couches sociales et de toutes les confessions : des savants, des gouverneurs et simples sujets, dans l’espoir de guérir leurs maladies et leurs infirmités ».

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Notre programme

Sept Français et un irakien partiront apporter un soutien concret aux chrétiens d’Irak. Fort de notre connaissance du terrain et d’amitiés locales nous avons déjà un plan clairement défini. Nous partirons tout d’abord nous recueillir devant les reliques de saint Charbel, ermite libanais à la vie édifiante. Puis nous nous rendrons en Irak et plus spécifiquement au Kurdistan et dans la plaine de Ninive afin de suivre concrètement la mise en place des projets que nous avons décidé de soutenir. Nous communiquons au quotidien photos et récits de nos actions.

Nos projets !

Nous espérons vous compter bientôt parmi nos donateurs car il ne reste plus que quelques semaines avant notre départ pour l’Irak. Précisons que chaque volontaire paye son voyage. Notre sollicitation concerne cinq projets concrets :

– 10 000 euros pour les réfugiés de Mossoul ( eau et nourriture , la répartition évolue en fonction des nécessités qui nous sont transmises )

– 10 000 euros pour les réfugiés syriens de Duhocq ( vêtements pour les enfants, nourriture )

– 2500 euros pour les sœurs dominicaines réfugiées de Mossoul afin de les aider à apprendre un métier à leurs orphelines en finançant l’achat de machines à coudre.

– 2500 euros pour les sœurs de Qaraqosh accueillant les handicapés de la ville afin de financer l’achat du matériel scolaire.

– 5000 euros pour la construction d’un puit à Qaraqosh.

Dites oui !

Les tourments des chrétiens d’Irak semblent parfois lointains. En disant oui à cette collecte dès maintenant vous soutenez SOS chrétiens d’Orient qui les aide dans la durée.

– dites oui à la solidarité et à la fraternité contre le djihadisme international !

– dites oui au rétablissement concret du lien entre la France et les chrétiens d’Orient !

– dites oui à la charité chrétienne pour nos frères meurtris dans leur foi et dans leur quotidien !

Faites un don !

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