Opération hiver 2017: “L’hiver vient”

Avec l’hiver, les Syriens sont en mode survie. Évitons la crise humanitaire, engageons-nous pour les Syriens.


 

Le ciel est clair déjà, aux premières heures du jour sur Alep endormie. L’aube amène l’hiver. Il est venu comme un voleur, recouvrant la ville de son manteau froid. Un vieillard hier m’a dit qu’il n’y a que deux saisons en Syrie : l’été brûlant, et l’hiver souvent glacial.
Les enfants qui peuplaient le dédale du vieux souk ne vont plus pieds nus ; les femmes en noir ont couvert leurs épaules d’un autre voile.

Je vois la ville qui se pare pour l’hiver, les fenêtres que l’on calfeutres, le vieux poêle à mazout que l’on réveille, la maison qui devient le refuge.

Certains auront pu remonter leurs portes, leurs murs, les toits percés d’un obus ou écroulés pendant la guerre. D’autres moins fortunés n’auront qu’une bâche à tendre pour faire des ruines un foyer retrouvé. Quand le soir vient les couvertures se font rares et trop fines, le mazout manque, les fenêtres mal réparées laisse passer l’air glacial. L’électricité, onéreuse et capricieuse ne permet pas de chauffer les foyers, et mes mains sont blanches en écrivant ces mots ! Autrefois sous les obus c’est de froid qu’Alep tremble aujourd’hui.

 

 

« En Syrie il commence à faire sacrément froid, les nuits sont glaciales et les réveils difficiles. En journée, le soleil réchauffe la peau, nous pouvons encore rester en sweat mais à partir de 17h quand la nuit est tombée l’amplitude de température est flagrante.

Viennent avec le froid et l’hiver les problèmes d’électricité qui en découlent et qui nous compliquent fortement la vie. Pensez aux hôpitaux, aux écoles, aux conservations alimentaires frigorifiques…

Les Syriens sont équipés de chauffages à mazout placés au centre d’une petite pièce à vivre reliés avec des tuyaux en ferraille à l’extérieur par des trous circulaires dans les murs. Ils condamnent les autres pièces trop difficiles à chauffer. Depuis l’embargo le mazout est très cher et difficile à trouver. Il est distribué de façon aléatoire par un camion qui passe dans les rues et charge au maximum 100 litres par maison. C’est un combat sans nom auquel se livrent alors les habitants du quartier.
Enfin bref c’est un mode « survie » qui vient de s’activer. »

Emmy, volontaire à Sadad.

 

Occident qui t’apprête à fêter Noël, couperas-tu ton manteau pour celui qui a plus froid que toi ?

L’hiver vient !

Un poêle à mazout coûte 30 € et permet de chauffer une pièce de 20m².

Ils ont survécu à la guerre, aidez-les à passer l’hiver.




———————
ENGLISH

With winter, Syrians are in survival mode.

The sky is clear already, in the early hours of the day on Aleppo asleep. Dawn brings Winter.

He came as a thief, covering the city of his cold coat. An old man told me yesterday that there are only two seasons in Syria: burning summer and icy winter. Children who populate the maze of old souk are no longer barefoot ; women in black have covered their shoulders with another veil.

I see the city preparing for Winter, the windows are caulked, the old oil stove works again, the house becomes the refuge.

Some have been able to lift their doors, walls, roofs with a shell or collapsed during the war. Others less fortunate will only have a tarpaulin to turn ruins into a home. When the evening comes, the blankets are scarce and too thin, the oil is rationed, the poorly repaired windows let too much cold air in. Electricity, expensive and capricious, does not wam up homes. My hands are blue whistl writing these words! Once under the shells, Aleppo is today shaking under cold.

 

” In Syria, it starts getting cold. The nights are freezing. It’s so hard to get up in the morning. During the day, the sun warms the skin. We can still wear a hoodie but starting 5pm when the night has fallen the temperature is way below freezing.

Comes with cold and winter the electricity problems. It makes life very difficult for us. Think of hospitals, schools, refrigerated foods…

The Syrians are equipped with fuel heaters in the centre of a small living room connected with scrap pipes outside by circular holes in the walls. They condemn the other frozen rooms. Since the embargo, oil has been very expensive and difficult to find. It is distributed randomly by a truck that passes through the streets and loads up to 100 litres per home. Inhabitants of the neighbourhood are engaged in a nameless battle.

Anyway, Syrians just activate the “survival” mode.”

Emmy, volunteer in Sadad.

 

You are about to celebrate Christmas, will you cut your coat for the one that’s colder than you?

Winter Is Coming!

An Oil stove costs $28 and heats up a 20 square meter room.

They survived war, help them to get through Winter.

 




Faites un don !

Agenda

 

©2014-2015 SOS Chrétiens d'Orient par DFCOM ...

User Login
Don't have an account? Create one now!